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La première Messe sur le sol mozambicain fut célébrée le 11 mars 1498 par un prêtre franciscain. C’est à Maputo, le 16 août passé, que les évêques du pays ont clôturé les célébrations de cinq siècles d’histoire chrétienne.
Bien qu’il ait été le premier, parmi ls pays de la côte orientale de l’Afrique à recevoir des missionnaires, le Mozambique connut une évangélisation lente et discontinue. En expulsant, en 1910, d’abord les missionnaires jésuites et puis ceux du Verbe Divin, le gouvernement portugais, anticlérical, porta le coup de grâce à toute initiative catholique. En 1921, les groupes protestants étaient officiellement reconnus, mais l’obligation de n’utiliser que la langue portugaise, freina beaucoup le développement de leurs écoles. Ce fut seulement à partir des années après le deuxième conflit mondial qu’il connut une évangélisation en profondeur. Le Concordat signé singé par le Portugal et le Saint Siège en 1940 si, d’un côté, mettait fin à la discrimination anti-catholique, de l’autre, ouvrait une période de discrimination pour les protestants. Et cela jusqu’à l’indépendance (juin 1975). Le premier gouvernement du Mozambique finalement libre, s’embarquait dans un programme de strict ‘socialisme scientifique’, dans le but de remplacer la précédente ‘exploitation coloniale et capitaliste’ par une société libre et prolétaire. Les écoles et les centres de santé dirigés par les Eglises furent nationalisés. Les séminaires, les noviciats et les centres catéchétiques fermés. L’instruction religieuse remplacée par l’endoctrinement politique et athée. À partir des années ’80, surtout à cause de la guérilla organisée par le RENAMO, un mouvement formé par l’Afrique du Sud pour déstabiliser la Mozambique communiste, la situation de nombreuses communautés chrétiennes se détériora davantage. La guerre ne finira qu’en 1992, avec un bilan très lourd. Les chrétiens mozambicains sont environ 3 millions (les catholiques, 1.800.000). Quoique la réponse des mozambicains à l’évangélisation ait été, en général, très positive, un des aspects les plus déplorables de la situation religieuse a été toujours le manque de personnel local. Le premier prêtre mozambicain de l’ère moderne n’a été ordonné qu’en 1953. Au moment de l’indépendance, les prêtres mozambicains n’étaient que 27. Les sœurs mozambicaines, 165. Les célébrations se sont déroulées sous le signe de la simplicité et du réalisme. De tous côtés, on a souligné avec force que seulement la réconciliation et le refus de la violence pourront garantir un avenir meilleur. |
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Oublions le passé |