AfriquespoirZone de Texte: Home page  - Qui est Afriquespoir - Comment avoir Afriquespoir 
Ae 7Zone de Texte:   Numéros on line

 

L’eau, cet élément indispensable à la vie, se trouve désormais au centre d’un défi planétaire.

 

Les signaux d'alarme se multiplient, les tendances ne laissent plus de doute.

Le problème est tellement urgent qu'on commence à parler d'un Contrat mondial de l'eau.

La croissance démographique, l'augmentation de la consommation d'eau par la production industrielle et agricole, et la pollution, sont en train de rendre cette ressource un bien toujours plus rare et convoité. Les besoins en eau sont énormes et ne font qu'augmenter, alors que la quantité disponible est limitée. En effet, 97% des eaux terrestres est constitué d'eaux salées (océans et mers) et 3% d'eaux douces, dont 77% est stocké dans les glaciers et les calottes polaires, 22% dans le sous-sol (eaux souterraines) et 1% seulement est disponible.

 

1000 m3 par habitant

Dans les pays en voie de développement, on compte environ 1,3 milliard de personnes ne disposant pas d'eau potable. On range dans cette catégorie les pays dont les ressources renouvelables en eau douce sont inférieures ou égales à 1000 m3 par habitant et par an.

Voilà quelques exemples: aux États-Unis un habitant dispose par jour de 6 mètres cubes d'eau (2190 m3 par an); en Australie, 3.50; au Japon, 2.50; en France, 1.80; au Burkina Faso, 0.05. À l'occasion de la Journée mondiale de l'eau, le 20 mars dernier, la "Commission mondiale sur l'eau pour le 21è siècle", a organisé sa première rencontre au Caire. Elle a évoqué les risques de pénurie d'eau douce à court terme. La diminution des reserves d'eau va sévèrement toucher le tiers de la population de la planète d'ici à 25 ans., Parmi les 17 pays qui ont été classés victimes "d'une rarefaction absolue d'eau" d'ici à 2025, figurent certains pays d'Afrique du Nord (Libye, Tunisie, Egypte) et l'Afrique du Sud; ainsi que des pays du Proche Orient (Israël, Jordanie, Iran, Irak), le sud de l'Inde et le nord de la Chine. Au total, il faudra 60% d'eau supplémentaire rien que pour l'irrigation nécessaire à l'ali-mentation de la population mondiale.

 

Points chauds

Le problème “eau” est présent dans environ 300 points chauds ou zones de guerres ouvertes ou latentes dans les différentes régions du monde. La Croix Verte Internationale, un organisme pour l'environnement présidé par M. Gorbatchev, a recensé 7 fleuves africains “sources possibles” de conflits:

· Chobe: Botswana, Angola.

· Sénégal: Mali, Mauritanie, Sénégal, Guinée.

· Okowango: Botswana, Angola, Namibie, Zimbabwe.

· Komati: Swaziland, Afrique du Sud, Mozambique.

· Nil (et Grands Lacs): Soudan, Éthiopie, Égypte, Ouganda, Tanzanie, Kenya, Rép. Démocratique du Congo, Rwanda, Burundi. Égypte. L'avenir du bassin du Nil a été au centre de la réunion qui

a eu lieu dans la capitale égyptienne le mois de mars. Les pays riverains contestent surtout l'accord de partage egypto-soudanais de 1959. Ce traité alloue à l'Égypte et au Soudan des volumes qui représentent près de 90% du débit du fleuve.

· Niger: Guinée, Burkina Faso, Mali, Niger, Nigeria.

· Volta: Burkina Faso, Ghana,    Togo.

 

Des dossiers que le 20è siècle transmettra au troisième millénaire.

 

Felly Wondo-Mawondo

Université de Kinshasa

L’eau