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Une vraie école |
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Sr. Hannah Njeri Mugo (Kenya), missionnaire combonienne, parle de son expérience dans la banlieue de Mexico.
Le Mexique vous a-t-il surpris? La nouvelle que je devais aller au Mexique m'avait surprise. C'était comme un rêve, heureux mais tempéré par la crainte d'aller dans un pays que je ne connaissais pas. Deux années d'expérience au Mexique m'ont permis d'approfondir ma compréhension de la vie missionnaire.
Les réactions des gens? D'abord, la barrière représentée par la langue. Pour franchir cette barrière j'ai adopté ce qu'on appelle le langage de l'amour, des gestes. Tout me semblait étrange, surtout les longs regards curieux des gens: les Africains sont très rares là-bas. L'attitude supérieure de certains, la joie pour d'autres d'avoir finalement vu une africaine ou même de l'admiration.
Et les vôtres? Il m'a fallu du temps pour m'adapter, par exemple, à la différence d'horaire entre le Kenya et le Mexique. Au moment où j'avais envie d'aller dormir c'était l'heure du repas et à minuit j'avais faim.! Le langage, la culture, la nourriture… petit à petit et avec l'aide de Dieu, tout finit pour devenir normal.
Une expérience, somme toute, très heureuse? J'ai été frappée par certains choses de la vie des mexicains. Leur gaieté, la simplicité, le sens de la présence de Dieu, la capacité d'accueil. Dans la Vallée du Chalco, la communauté où j'étais, les gens sont pauvres et en plus ils se sentent plutôt marginalisés. Malgré les difficultés qu'ils doivent endurer, ils savent célébrer la joie de vivre. Leur espoir est grand, leur confiance dans le Seigneur de la vie le rend sereins. Leur foi a enrichi la mienne et j'espère que la mienne aura pu enrichir la leur. Je peux dire que tout cela a représenté pour moi une vraie école. Une expérience dont je dois remercier les Mexicains et le bon Dieu.
Bakhita, s'il te plait Le nom de Bakhita, l'ancienne esclave béatifiée en 1992, est sur la liste des saints qui seront canonisés au début du nouveau millénaire. Rome a reconnu le caractère extraordinaire de la guérison d'une Brésilienne, qui avait invoqué la bienheureuse Bakhita.
Elle s'appelle Eva Onishi. 68 ans, mère de cinq enfants; elle habite dans un quartier très pauvre de la ville de S. Paulo. En 1976 le docteur lui diagnostique une forme de diabète grave. Des plaies profondes aux deux jambes lui rendent la déambulation difficile. En 1982 elle est hospitalisée pendant six mois. Malgré les plaies et la démangeaison, elle doit reprendre le travail. Le mercredi 27.05.1992 Eva se rend à la cathédrale, pour la réunion des femmes de la paroisse. Ce jour là quelqu'un parle de la bienheureuse africaine Joséphine Bakhita. Frappée par le courage de la sœur soudanaise lors de l'horrible tatouage, Eva a tout à coup une inspiration: "Je vais demander à Bakhita la grâce de la guérison", se dit-elle. En silence, les mains sur ses jambes, elle prie: "Bakhita, s'il te plaît, s'il te plaît, toi qui as tant souffert, guéris mes jambes". À l'instant, elle se sent libérée des douleurs et des prurits. Elle est guérie. Les plaies d'où sortaient continuellement du pus et du sang sont complètement séchées, effacées. Disparu aussi le trou profond qui atteignait presque l'os. Deux semaines plus tard, au cours de la réunion à la cathédrale, Eva raconte, heureuse, ce qui vient de lui arriver. Les femmes présentes, qui étaient au courant des ses souffrances, peuvent constater qu'elle dit la vérité. Depuis, Eva Onishi est toujours en bonne santé.
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