![]() |
|
||||||||||
|
|
|
||||||||||
![]() |
|||||||||||
|
Situation Plus
d'un quart des forêts tropicales du monde se trouvent en Afrique. La forêt
équatoriale du bassin du Congo (Cameroun, Gabon, Rep. Centrafricaine,
Congo-Brazza-ville et R.D. du Congo) est la deuxième au monde, en terme
de superficie, après le bassin amazonien. Elle constitue l’écosystème
le plus riche de la région et abrite plus de la moitié des plantes et
des animaux sauvages du continent. Les forêts africaines contiennent 45%
de la biodiversité globale. Mais… Cette
richesse est de plus en plus menacée par l’exploitation abusive des
vastes espaces boisés. L’Afrique a perdu plus de 39 millions d’hectares
de forêt tropicale dans les années 80, et 10 millions d’hectares en
1995. Quatre millions d'hectares de forêts sont détruits chaque année
en Afrique et cette destruction est irréversible. Si des mesures
drastiques ne sont pas rapidement prises, les forêts africaines risquent
de disparaître à jamais. Causes
Les
forêts africaines disparaissent surtout à cause de la coupe commerciale
des arbres. (Cameroun, Gabon, Rep. Centrafricaine, Congo-Brazzaville et
R.D. du Congo), la prospection minière, la production d’énergie
hydraulique, la construction d’oléoducs et le plus souvent encore le développement
de l’agriculture et le besoin de terre cultivable qui s’ensuit. On brûle
la forêt pour la reconvertir en plantations de palmiers à huile, de
cacaoyers ou de caféiers. Le Ghana et le Madagascar ont déjà perdu plus
de 90% de leurs forêts. La forêt de la Côte d’Ivoire est passé de 21
millions d’hectares avant 1960 à 2,5 millions d’hectares à peine
aujourd'hui. Un cacaoyer rapporte, à ce jour, plus qu’un arbre, donc on
coupe l’arbre qui a eu besoin parfois de plus de cent ans pour grandir,
pour planter quelques pieds de café ou de cacao. Les 76%, des 22,8
millions d’hectares des forêts camerounaises (donc 17 millions d’hectares),
ont été coupés ou ont été alloués à des concessions d’abattage.
Seulement 6% des forêts camerounaises sont protégées comme des réserves,
mais l’agriculture menace même ces forêts protégées. Selon
les régions, il y a aussi d’autres facteurs tels que la densité
croissante de la population, le besoin de terres pour bâtir et surtout le
besoin de bois pour la consommation domestique. En Érythrée, Éthiopie,
Soudan, Somalie, Kenya et Tanzanie des forêts subtropicales sont en train
de disparaître sous la pression pour obtenir des terres pour l’agriculture,
les pâturages et pour le bois de chauffage. Au Maroc, en Algérie et en
Tunisie, ce sont les forêts de conifères qui sont en train d’être dégradées.
L’Afrique
du Sud, qui est le plus grand exportateur africain de produits
forestiers, est le seul pays africain où la surface forestière est en
croissance, grâce à des politiques de conservation. Les
conflits armés et le déplacement des réfugiés qui s’ensuit, ont
aussi une influence négative sur les forêts. Effets irréversibles
La
coupe d’arbres par les populations réfugiées au Malawi, à l’Est de
la R.D. du Congo et en Tanzanie, a été la
cause d’une grande perte de la masse forestière de ces régions. L’Afrique
est un continent qui manque d’eau. Or les forêts jouent un rôle
crucial dans la régulation des grands cycles naturels (humidité, pluies).
La déforestation a des effets irréversibles sur le climat, la désertification
(les plus grands déserts se trouvent en Afrique) et l’environnement.
Dans 20 ans le glacier du Kilimandjaro ne sera qu'un souvenir. Les forêts
contribuent à protéger les sols et à réduire l’érosion. Il
y a aussi une tendance à couper la forêt primaire pour replanter des espèces
de moindre qualité mais de croissance rapide, ce qui produit aussi une détérioration
de la masse des forêts. Beaucoup de ces espèces à croissance rapide
consomment une grande quantité d’eau, asséchant les ruisseaux et rivières
existantes, et même les couches d’eau souterraines, ce qui a des conséquences
pour l’agriculture de la région. La diminution intensive des forêts a
ouvert les yeux de quelques gouvernements africains qui ont vu le besoin
de protéger cette ressource. Par contre, dans d’autres pays, les défenseurs
de l’environnement sont persécutés. À la coupe légale des forêts s'ajoute
l'abattage illégal. Les marchés d'Europe et d'Asie sont la plus grande
menace pour la survie des forêts africaines les plus anciennes. La
destruction des forêts est une des conséquences principales de la dette
extérieure de certains pays. Pour payer le service de la dette, les pays sont obligés de
vendre plus de concessions (plus d’abattage), d’exporter plus de bois
ou d’augmenter leurs exportations agricoles (plus de terres arables au dépens
des forêts). Les gouvernements n’ont pas d’autres alternatives que la
vente du bois aux grandes compagnies, surtout européennes et asiatiques,
pour des devises obtenues au prix de la destruction des forêts. Africa-Europe
Faith and Justice |
||||||||||
|
|
afriquespoir@ic.cd | ||||||||||