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Journée de la Mission |




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---- Chine ---- En Chine il y a environ 12 millions de catholiques. La plupart des évêques âgés ont passé leur vie en prison ou en camps de rééducation par le travail, surtout durant les années '60 et '70. Leurs cathédrales ont été détruites ou transformées en usines, en dépôts ou en logements. Aujourd'hui, la plupart des jeunes prêtres et des religieuses ont au moins une fois connu les geôles. Le 16 octobre 2000, le Conseil d’Etat de la République Populaire de Chine a rendu public un Livre Blanc sur la liberté de religion en Chine. Le Livre assure qu'en "Chine, personne n’est persécuté à cause de ses convictions religieuses" et que la "la foi religieuse est une affaire privée du citoyen". Aux religions il est demandé de "s’adapter" pour avoir comme but premier "la construction de la Chine dans une nation socialiste moderne avec des caractéristiques chinoises". Naturellement les autorités ne considèrent catholiques que ceux qui sont reconnus par l'Association Patriotique. Mais les quelques 8 millions qui refusent l’ingérence de l’Etat (et surtout du Parti) dans leur foi n'existent pas. Et s'ils existent, il faudrait les faire disparaître. Parmi les étapes de cette "lutte" il y a aussi, par exemple, l’arrestation de Mgr Jacques Shu Zhemin, de Mgr Zeng Jingmu (Yujiang, Jiangxi), de Mgr An Shuxin (Auxiliaire de Baoding). Sans oublier un certain nombre d’évêques et de prêtres qui ne peuvent assurer leur ministère, disparus ou cachés par crainte d’être internés. Sans parler des arrestations de dissidents chrétiens, bouddhistes et musulmans qui sont cités de temps à autre dans la presse étrangère. Il en coûte d'être chrétien. Bien des postes intéressants risquent d'être fermés à qui inscrit son appartenance chrétienne sur un formulaire de candidature. Les catholiques en Chine sont bien peu de chose. Une petite goutte d’eau dans la mer d’un milliard et 200 millions de chinois. C’est moins de 1%. Le gouvernement - comme l’a répété à plusieurs reprises le Pape - n’a rien à craindre des catholiques ou d’une augmentation du nombre des croyants. L’augmentation du nombre des croyants ne constitue aucune menace pour le Socialisme ou le pays. Le Pape (dans le Message du 3 décembre 1996 aux catholiques chinois) a déclaré: "Les autorités de la République Populaire de Chine peuvent être assurées: les disciples du Christ peuvent vivre leur foi sous n’importe quel système, pourvu que soient respectés leurs droits à se comporter selon les préceptes de leur conscience et de leur foi. Pour cette raison, je répète aux autorités du gouvernement, comme je l’ai dit également à d’autres, qu’ils ne doivent pas craindre Dieu ou l’Eglise... La nation chinoise a un rôle important à jouer dans la communauté internationale. Les catholiques peuvent apporter une contribution importante et ils peuvent le faire avec enthousiasme et engagement". Les Evêques, les prêtres et les fidèles de l’Eglise non officielle (c’est-à-dire non reconnue par le gouvernement chinois), sont arrêtés pour être soumis à des sessions idéologiques, et pour les convaincre ainsi à entrer dans l’Eglise officielle, qui est sous le contrôle de l’Association Patriotique. Depuis 1995, le gouvernement a lancé, dans plusieurs Provinces de Chine, une campagne pour éliminer l’Eglise souterraine. Dernier épisode: le 10 juillet passé 16 prêtres de l'Eglise Clandestine ont été arrêtés, en pleine nuit.
--- Inde --- Des Bibles brûlées, des prêtres et religieuses attaqués, des églises détruites: la communauté chrétienne de l'Inde (20 millions de fidèles) n'avait jamais connu des humiliations semblables durant ces cinquante dernières années. La campagne a commencé – semble-t-il - avec l'arrivée au pouvoir du BJP (Bharatiya Janata Party, parti nationaliste hindou) en 1998, qui a renforcé l'opposition anti-chrétienne à des fins politiques. Depuis 1998, le christianisme est présenté par les militants fondamentalistes hindous comme une menace "venant de l'étranger". Plusieurs chrétiens ont été tués. "Comment expliquer les 38 cas de violence en 50 ans, et les 150 cas durant ces seules deux dernières années?", demande le Forum Chrétien Uni pour les Droits de l'homme. Parmi les victimes de cette année: le 15 mai dernier ont été assassinés trois Salésiens.
--- Indonésie --- Depuis les affrontements sur l'île de Timor, en septembre 1999, la situation dans le pays n'a cessé de se détériorer. L'instabilité politique attise les tensions dans le plus grand État musulman au monde. Les chrétiens des Moluques, en particulier, sont victimes d'une série de massacres. Ceux-ci ont commencé officiellement en janvier 1999 et fait plus de 3000 morts et plusieurs centaines de milliers de déplacés dans l'archipel. ---- Laos ---- Sur 5.500.000 habitants, il y a au Laos 122.000 chrétiens environ. D'après Human Rights, le gouvernement laotien a commencé à appliquer l'an dernier un programme d'élimination du christianisme dans le pays.
---- Nigeria ---- Dans le nord du Pays la coexistence entre chrétiens et musulmans se traduit par des affrontements fréquents, mêlés à des conflits ethniques et économiques. Depuis 1999, plusieurs états du Nord ont étendu l'application de la loi islamique (charia), ce qui a déclenché de violentes émeutes interreligieuses, avec des centaines de morts et la démolition de dizaines de lieux de culte. "L’instauration de la loi islamique viole la Constitution, a déclaré Mgr J. Onaiyekan, archevêque d’Abuja. La situation du Nigéria nous met dans une position de devoir contribuer de manière valable aux problèmes du dialogue entre les musulmans et les chrétiens. De nombreux Pays dans le monde ont plus de chrétiens que chez nous au Nigéria. D’autres ont plus de musulmans que le mien. En revanche, je ne connais pas de Pays où les chrétiens et les musulmans soient en nombre égal, comme au Nigéria. Ce que nous pouvons faire pour vivre ensemble notre conviction religieuse respective, nous devons le faire, parce que c’est très important". --- Pakistan --- Le système électoral et les lois sur le blasphème, introduites en 1986, ont de conséquences néfastes pour les chrétiens et les autres citoyens pakistanais. Un exemple. Le 1er avril 2001 un chrétien, M. Parvaiz Masih, a été accusé de blasphème et risque la peine capitale. Il dirige une école supérieure privée depuis douze ans, fréquentée par 300 étudiants. Son accusateur M. Mohammed Ibrahim est propriétaire terrien et a fondé une école islamique il y a deux ans, fréquentée par 65 étudiants. La Commission des droits de l’H. affirme que les accusations portées contre M. Parvaiz Masih sont un prétexte pour cacher jalousie et concurrence déloyale. --- Soudan --- Apparence du respect des droits de l'homme, démentie par une politique systématique de discrimination, d'intimidation et de harcèlement du gouvernement actuel à l'égard des chrétiens. La guerre civile provoque une répression féroce à l'encontre des populations du Sud, chrétiennes et animistes.
---- Viêt-Nam --- La liberté religieuse est strictement contrôlée. Le 17 mai dernier on a arrêté le P. Nguyen Van Ly Huê, promoteur d'une campagne pour la liberté religieuse. Il s'apprêtait à célébrer la messe quand un groupe de 600 agents de la Sécurité a pénétré à l'intérieur de l'église. Les fidèles venus assister à la messe se sont précipités pour le défendre, mais ils ont été frappés à coups de matraques électriques et repoussés. Les religions qui ne sont pas reconnues par le gouvernement, comme les protestants évangéliques, sont considérées comme illégales et persécutées. Une des particularités les plus originales du catholicisme vietnamien est l’étonnante croissance des congrégations religieuses féminines et la place grandissante qu’elles occupent dans la société. Au mois d’octobre 2000, les religieuses recensées au Vietnam étaient 9.986 (la population catholique du pays compte 5.250.000 fidèles). |