On aimerait que cette page soit lue avec un œil fixé, en même temps, sur la page à côté, (Si le monde …) où le monde est représenté comme un petit village de 100 individus, appelés à vivre ensemble mais - pour l'instant - combien divisés et mal assortis! Dans quel but?
Le 21 octobre on célèbre la Journée de la Mission Universelle. Lorsque il y a 75 ans le Pape Pie XI lança pour la première fois cette initiative, le terme mondialisation n'était pas encore entré dans le langage courant. Aujourd'hui, tout le monde l'emploie, avant même de répondre aux grandes questions: où allons-nous? Vers la maison commune et le bien-être universel? Vers l'écroulement de notre système économique dans un grand boom? Au centre de ce village il n'y aura que les pays des G8, laissant tous les autres à la périphérie?
La mondialisation nous connecte les uns aux autres. Mais tous ne sont pas connectés. La grande majorité de l'humanité continue d'être déconnectée du progrès, de l'abondance et du bien-être, et lutte quotidiennement pour obtenir un morceau de pain. Le monde globalisé laissera chaque jour une part croissante de l'humanité avec moins d'espérance?

Malgré tout ce que disent certains prophètes, nous ne détenons aucune connaissance particulière concernant l'avenir. Ce qui caractérise notre monde, c'est que nous ne savons pas où va le monde. La direction du monde nous échappe. Paix, guerre, prospérité, pauvreté, réchauffement de la planète, surpopulation, pollution, instabilité des marchés, manipulations génétiques… Autant de sujets capables d'engendrer de profondes angoisses.

Ce qu'offrent les chrétiens n'est pas une connaissance de l'avenir que les autres n'auraient pas, mais une annonce: la destination ultime de l'humanité, croyons-nous, est le Royaume de Dieu. Nous ne savons pas comment il triomphera mais nous en sommes sûrs.
Notre monde est sur-informé mais manque de cette annonce. Notre mission? Faire passer la Bonne nouvelle: elle concerne tout le monde et a le pouvoir de nous libérer de l'angoisse ambiante.
Et cela dès le commencement, quand ils n'étaient que quelques-uns à la proclamer. Une petite poignée d'hommes et de femmes qui avaient entendu une nouvelle qui avait touché leur cœur. Ils n'étaient que quelques-uns. Une petite communauté d'hommes et de femmes, timides, qui avaient repris courage au jour de la Pentecôte, quand l'Esprit Saint avait affermi leur foi et décuplé leurs forces. Alors seulement, ils avaient ouvert les portes de la maison où il s'étaient enfermés et ils étaient sortis en pleine lumière pour annoncer à ceux qui ne la connaissaient pas la nouvelle extraordinaire du salut apportée par Jésus. Comme Jésus le leur avait demandé.
Au début du troisième millénaire, il en est toujours ainsi...

Editorial

Nous ne savons pas, mais ...