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Mme Minikongo Mundele Viviane

Pourquoi avez-vous choisi d'étudier la théologie?
C'est la demande que beaucoup de gens me posent. Ma réponse c'est peut-être simple. Au terme de mes études secondaires j'avais opté pour ce département et plus précisément pour l'évangélisation et communication sociale car, j'aime bien le journalisme. Étant engagée dans les mouvements des jeunes, je rêvais d'étendre mon apostolat à un grand public, approfondir la foi, faire connaître les valeurs du Règne.

Qu'est-ce que les gens disent?
On me trouve un peu drôle, une femme qui étudie la théologie! Ils me demandent: tu veux devenir Pasteur ou Prêtre? Non, j'étudie la théologie pour la formation personnelle et pour la partager. C'est une difficulté que je rencontre toujours, chaque fois il faut expliquer, il faut se défendre. Au début j'ai failli même laisser, je me disais «Est-ce que je ne suis plus normale ou quoi?». Il y avait quand même un petit nombre qui me soutenait et m'encourageait à aller de l'avant. Il n'y a pas beaucoup de femmes laïques qui étudient la théologie, dans ma promotion nous étions trois. Dieu merci je bénéficie du soutien permanent de mon mari.

Et comment arrivez-vous à  vous en sortir avec le problème des frais académiques, les livres à acheter et tout ce qu'il vous faut pour la recherche?
Le problème se pose effectivement mais, Dieu merci, je bénéficie d'une bourse de la Fondation Mgr Vanneste.

Qu'est-ce que c'est ?
C'est une Fondation en faveur des étudiants par l'octroi de bourses d'études. Elle aide matériellement des étudiants qui ont des difficultés financières et qui présentent une garantie pour un service effectif au sein de la société et de l'Eglise après obtention de leur diplôme.
Je précise que la Fondation favorise spécialement la formation de femmes, capables d'intervenir efficacement dans le développement de  l'Eglise et de la société.

Concernant les travaux de fin de cycle, quel thème envisagez-vous?
Mon projet de thèse porte comme titre: «Les exigences de la théologie de la communication à l'heure de la mondialisation». Chargée d'une impulsion idéologique et d'une force mobilisatrice impressionnantes, la mondialisation suscite de plus en plus des approches qui vont au-delà de l'économie. D'où la préoccupation théologique: comment l'assumer? Elle peut être une chance pour la société si nous la maîtrisons.

Quel conseil donner à une jeune qui voudrait entreprendre les études de théologie ?
Je dirais: la théologie n'est pas un domaine réservé aux seuls prêtres et religieux. On peut en faire une profession et donc un gagne pain. La Science n'a pas de sexe! L'émancipation féminine ne nous permet-elle pas de marquer de notre présence les différents secteurs de la vie?

Que pensez-vous faire après les études de théologie ?
J'ai étudié la théologie afin de mieux maîtriser les contenus de la doctrine catholique, de pouvoir la vulgariser et, pourquoi pas la défendre face à d'autres courants qui la contestent? Comme travail j'aimerais m'engager dans l'enseignement. Mais je dois dire que lorsqu'on termine ses études de théologie on se sent un peu abandonné par rapport aux religieux et aux prêtres. Il n'est pas facile pour nous, les laïcs, être embauchés  par exemple, dans des Institutions catholiques.

Sr. Betty Imperial

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