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L'Union fait la force. Qui ne le sait pas? Nos Chefs d'Etat et de gouvernement d'Afrique ont, semble-t-il, bien compris cette sagesse antique et populaire et ils semblent décidés de passer aux actes. Vive l'Afrique, et pas n'importe laquelle; il s'agit de la bénie et heureuse: Union Africaine! Comme pour tout nouveau-né, nous éprouvons joie et bonheur. Nous espérons de bonnes choses pour l'enfant et pour nous les familiers. Que sera cet enfant? Accordons-nous le luxe de rêver. Et de rêves il y en a. Les Pères fondateurs de l'Union Africaine ont promis pour la «Nouvelle Afrique» de promouvoir et protéger la paix et la justice, les droits de l'homme et des peuples, de consolider les institutions démocratiques, de promouvoir la bonne gouvernance |

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Il n'y a pas de paix sans justice. Il n'y a pas de justice sans pardon. Jean-Paul II |
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et l'Etat de droit, forger une économie saine et responsable, centrée sur nos vrais besoins et débarrassée de toutes corruptions et mafia économique. Les lois qui gouverneront nos pays, dans toute l'Afrique, seront justes, le magistrat dira le droit même pour le pauvre paysan illettré, la veuve qui a comme unique trésor son orphelin, le vieux retraité frustré et misérable, le jeune qui a «commis l'imprudence» de dire tout haut ce que la majorité pense tout bas de grands de son pays. Qui pense que les «Pères fondateurs de l'Union Africaine» ne sont pas des saints et que beaucoup d'entre eux se montreraient sages en se taisant plutôt qu'en vociférant des mots dont la beauté extérieure ne reflète point le credo de qui les débite, n'a pas tort à 100%. Si l'on prend la liste des 53 pays qui ont posé «L'Acte constitutif de l'Union Africaine», on y trouvera des dirigeants bien installés dans leur peau de Chefs impérissables, des économies ruinées, non seulement par la faute des «Blancs» mais aussi par celle de «Noirs» dont les milliards volés aux pauvres citoyens dorment tranquillement hors du pays, hors de «L'Union Africaine». Heureusement, il y a encore en Afrique, dans «Le club ou syndicat des Chefs d'Etat africains» une poignée d'hommes sur qui pouvoir compter… Ma vieille mère de 87 ans, comme peut-être aussi cet ancien cuisiner de l'époque coloniale, le réparateur de vélo de l'autre côté de la rue, ne savent rien de cette «Union Africaine». On ne les a pas consultés. Cela ne valait pas la peine. Que dire des millions de jeunes, d'adultes avisés, d'opposants politiques, d'intellectuels consciencieux, des associations ou organisations de société civile, des confessions religieuses, tous passionnément intéressés et fortement préoccupés du sort de l'Afrique? On n'a aucune raison de ne pas les avoir associés au processus de la naissance de cette Union. L'Union Européenne dont s'inspire en beaucoup de points l'Union Africaine, n'a pas exclu de cette manière sa Population demeurée vigilante et exigeante sur son sort ! Si l'on ne veut pas que l'Union Africaine demeure un pieux rêve pour la prochaine génération, l'OUA a duré 40 ans, la Société civile africaine, les jeunes, les confessions religieuses, les médias indépendants etc, doivent «prendre le train déjà en marche» et faire valoir les nobles préoccupations, les légitimes revendications et désirs de la base en se faisant écouter et prendre au sérieux. L'Union Africaine est nôtre; nous voulons tous en être Artisans coresponsables. En attendant, rendons-nous à l'évidence en acceptant que l'Union Africaine rêvée demeurera encore pour quelques années une communauté de difficultés énormes. En effet pour le moment, l'actualité est constituée, en bonne partie, de guerres ou de tensions politiques internes aux pays (RDC, Congo, Rwanda, Burundi, Uganda, Centrafrique, Tchad, Liberia, Somalie, Soudan, Algérie, Maroc, Sahara Occidental etc), de guerres entre voisins et même d'agressions comme le cas scandaleux de la région des Grands Lacs (RDC et Rwanda Uganda). Kouevi Adjétey Louis |