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Si les quatre premiers pays respectueux de la liberté sont les pays scandinaves (Danemark, Finlande, Norvège, Suède), les cinq pays les plus liberticides au monde sont la Corée du Nord, la Chine, la Birmanie, le Turkménistan et le Bhoutan. Dans ces pays, la liberté de la presse n'est qu'un vain mot; les journaux indépendants n'existent pas et la seule voix reste celle des médias publics très contrôlés et surveillés par les autorités. Dernière dictature du continent américain, Cuba (134e) est le seul pays de la région où il n'existe aucune pluralité de l'information et où des journalistes sont incarcérés. Le pays le plus dangereux pour les journalistes en 2001 a été la Colombie, avec 10 reporters assassinés. Répression En Afrique, alors que le Bénin est le pays le mieux côté et occupe la 21è place dans le classement avant l'Italie, le Zimbabwe et l'Érythrée sont les États les plus répressifs. En Érythrée toute la presse libre a été interdite par le gouvernement en septembre 2001 et, selon l'Association des journalistes de la presse libre, 18 professionnels de la presse sont actuellement emprisonnés depuis plusieurs mois pour avoir critiqué le pouvoir en place ou pour avoir donné la parole à des opposants. Quant au Zimbabwe, le président Robert Mugabe est connu pour ses prises de positions régulières et violentes contre la presse étrangère et la presse d'opposition. Reporters Sans Frontières accuse le président de la Guinée Equatoriale d'être un «prédateur de la liberté de l'information». Au Rwanda, des journalistes continuent de faire l'objet de menaces et des pressions, tandis que d'autres acteurs de l'information sont en prison pour avoir exercé leur profession avec liberté de conscience. Dans ce pays dirigé par une minorité, l'autocensure est très forte et les professionnels de la presse ne peuvent aborder certains sujets sans s'attirer des foudres des autorités. Au Cameroun des journalistes ont été arrêtés pour avoir dénoncé la corruption de certains hauts responsables et pour avoir critiqué les exactions commises par des militaires et des politiciens. La conséquence plus immédiate du harcèlement dont souffrent les opérateurs des médias est le conformisme. Honorat de Yédagne, directeur du groupe ivoirien Fraternité Matin, a écrit que la presse de son pays souffre de la maladie des trois «P»: elle est partisane, partiale et partielle». Parmi les défis En ce qui concerne la République Démocratique du Congo, le rapport réalisé en décembre dernier par l'association Journalistes en danger sur la liberté de la presse en 2002, est vraiment alarmant. Le pays doit être mentionné parmi ceux qui bafouent la liberté de la presse. L'exercice de la profession de journaliste présente beaucoup de risques, tant dans les territoires contrôlés par les rebelles que dans la partie sous contrôle du gouvernement. D'après Journalistes en danger, sur 16 cas d'emprisonnement de journalistes enregistrés au cours de l'année dernière, sept sont relevés dans les territoires occupés par les rebelles et neuf sont dans les territoires contrôlés par le gouvernement. La sécurité des familles de certains parmi ces détenus est aussi menacée, obligeant ces familles à vivre dans la clandestinité. Mais en dépit des brimades et des violations de la liberté, les journalistes continuent à défendre résolument la liberté de la presse qui, selon eux, ne se donne pas sur un plateau d'argent. Elle doit être conquise, quel que soit le prix à payer. Car, sans l'existence d'une presse libre, indépendante et pluraliste, le processus de démocratisation est voué à l'échec; et la démocratie n'existe pas tant que les médias sont censurés. Parmi les défis que la presse congolaise doit relever aujourd'hui, il y a surtout la mobilisation de l'opinion publique à la paix et la réconciliation. Mais la presse ne peut pas relever ces défis, si elle est partiale, partielle et muselée. «N'attendez pas qu'on vous prive de l'information pour la défendre» déclare l'organisme Reporters Sans Frontières. |


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Certains gardiens de l'ordre sont contre la civilisation de l'image, qui est l'actuelle: gare à celui qui oserait prendre une photo des leurs entreprises. Il est passible de mort. On les comprend, ils n'aiment pas que les gens disent un jour: "Mais, je reconnais ce-bandit-là!" (J. Brown, N.T.) |

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Par Louis Kalonji |