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Spécial Spécial Spécial: Qu'est-ce qu'ils rencontrent-là? |
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Le long et laborieux parcours historique pour mettre fin à l'impunité, a connu un tournant décisif le 1er juillet 2002 par la ratification du Statut de Rome accouchant la Cour Pénale Internationale (CPI). Objectif précis: Poursuivre et juger les individus coupables des violations les plus graves du droit international humanitaire, à savoir les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité, le génocide et (une fois définis), les crimes d'agression. L'article 27 du Statut, affirme que tous les citoyens du monde sont égaux devant elle et qu'il n'y aura point de deux poids deux mesures comme cela est malheureusement de règle -non écrite bien sûr mais bien appliquée dans les faits - dans beaucoup de pays. En particulier, qu'on soit chef d'État ou de gouvernement, membre d'un gouvernement ou d'un parlement, représentant élu ou d'agent de l'État, cela n'exonère en aucun cas de la responsabilité pénale au regard du présent Statut, pas plus qu'il ne constitue en tant que tel un motif de réduction de la peine. «Un coup décisif vient d'être porté à l'impunité», a déclaré le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan. Ils sont 89, le 1er mai 2003, les pays ayant ratifié le Statut de la CPI. Le premier à donner l'exemple au monde entier est le Sénégal, en ratifiant le Statut déjà le 2 février 1999, demeurant ainsi le capitaine de l'équipe des Etats partie loin devant la France au douzième poste et la Belgique au treizième. Miss, ma jeune nièce de 22 ans, qui a «perdu la tête» pour un vieux veuf de New York, a peine à me croire mais l'évidence est là: les Etas-Unis, autoproclamés «Axe du Bien» contre celui du «Mal» ne figurent pas parmi les 89 pays- phare de la CPI. Des experts disent les Etas-Unis ont peur de la foudre de la CPI pour leurs militaires engagés des missions pas toujours propres à travers le monde. Le gouvernement USA demande par conséquent «Impunité 0» pour les siens. La Chine et la Russie brillent aussi par leur absence au sein de cette coalition mondiale contre la barbarie humaine. On ne peut pas trop en vouloir à l'Iraq de l'ex-Saddam Hussein pour n'avoir pas signé et ratifié la CPI vu que les 3/5 du Conseil de Sécurité foulent aux pieds ce joli Bébé du 1er juillet 2002. Les 89 membres actuels ont à l'esprit que «des millions d'enfants, de femmes et d'hommes ont été victimes d'atrocités qui défient l'imagination et heurtent profondément la conscience humaine» et reconnaissent que «des crimes d'une telle gravité menacent la paix, la sécurité et le bien-être du monde». Pour eux et pour nous, il est tout simplement inadmissible que ces crimes abominables se répètent: il faut y mettre fin, il faut décourager tous ceux qui seraient encore tentés d'y recourir et «s'exhi-ber en tristes champions de bourreaux de leurs frères et sœurs». Il est des pays qui ont vécu ou vivent encore ces hor-reurs. Pour la seule Afrique on peut citer, entre autres, le Tchad de Hissen Habré, l'Ouganda d'Idi Amin, le Togo, la Sierra Leone, le Liberia, le Soudan, le Congo-Kinshasa, le Congo-Brazzaville... L'impunité dont jouissent encore certains chefs d'Etats, leur police, et leurs militaires soupçonnés d'avoir commis des atrocités, a tout l'air d'un encouragement et pire encore d'une prime à l'impunité. Il sied de souligner que les avancées significatives en matière de lutte contre l'impunité n'ont été possibles que grâce à une prise de conscience grandissante de l'opinion publique nationale et internationale face aux drames dont nous sommes les témoins. Cependant, il y a beaucoup plus à faire. En effet, il faut arriver à faire inscrire au chapitre des horreurs à poursuivre en justice, les crimes sociaux et économiques dont sont coupables aussi les multinationales et sociétés off-shore. Des coups d'État, des assassinats, la déconfiture de nos économies entraînant d'innombrables morts et une misère mondiale grandissante, ont aussi comme auteurs des organisations financières criminelles, presque toutes basées dans des pays dits civilisés et champions des droits de l'homme. Avec une pression multiforme et constante à tous les niveaux, ne peut-on pas dire que l'espoir sera désormais permis? |

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P. Kouévi Adjétey Louis |



