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Spécial Spécial Spécial: Qu'est-ce qu'ils rencontrent-là? |

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Dans cette profession, est-ce qu'il y a des portes fermées aux femmes? Au Kenya, et dans d'autres parties du monde, il y a une tendance à stéréotyper le rôle de la femme. La plupart des gens pensent encore que la place juste pour la femme c'est la cuisine et que son travail est celui des femmes de toujours: les enfants, la recherche d'eau et de bois, les champs. Par conséquent, certains travaux, spécialement les techniques, comme celui de vidéo opérateur, sont réservés aux hommes. Je me suis rendue compte que les filles sont discriminées par leurs propres parents. Au Kenya il y a peu de femmes préparées dans les communications et donc peu des femmes travaillent dans ce domaine. En plus, pas seulement les postes de pouvoir sont occupés par les hommes, mais ceux-ci sont chargés de couvrir toutes les "hard news", tandis qu'à leurs collègues femmes reviennent les "soft news". Vous travaillez depuis des longues années avec Radio Vatican. Est-ce que vous-vous souvenez de quelque obstacle de taille? Il m'est toujours difficile de répondre à cette question. Personnellement, je n'ai pas eu des difficultés dans mon travail. Le journalisme, c'est une profession dans laquelle la femme s'affermit de plus en plus à côté de l'homme. Et avec les conquêtes que la femme a rejoint un peu partout, dans le sens d'une plus grande égalité dans la société, elle est respectée davantage. En général, aujourd'hui on tend à regarder plus à la capacité d'une personne que le fait d'être homme ou femme. Il est plutôt plus facile d'être discriminé à cause de la couleur de la peau, parce qu'il y a beaucoup de préjugés vis-à-vis des noirs. Et alors, quand on est noir et en même temps femme, la chose devient difficile. Mais moi, je ne me préoccupe pas de cela. Il m'est arrivé une fois d'entendre un homme dire qu'une telle personne n'aurait pas dû être nommée pour une telle place de responsabilité, toujours dans le domaine de la communication, parce que femme. Comme la femme en question était une personne très compétente, je fais noter à ce monsieur qui avait l'air contrarié, que ce qui compte c'est la compétence et pas le sexe. Journaliste: c'était un rêve? Oui, être journaliste a été pour moi simple comme la pensée d'un enfant. Depuis toujours on m'avait inculqué l'idée qu'une femme n'est pas capable d'exercer le journalisme, à cause des risques que les professionnels du secteur affrontent. La première chance est arrivée en 1988, pendant une visite au studio de Radio Mozambique. Pendant cette courte visite, j'ai été ravie en voyant qu'une femme présentait le journal parlé. Cela m'a fasciné. Le temps a passé et le souvenir est resté comme une peinture indélébile, gravé dans mes aspirations: être une journaliste de la radio. Vous êtes en train d'y parvenir! L'idée a pris forme à travers l'élaboration d'un journal des étudiants. Après c'était le tour du journal de l'institution Ecole-famille. C'était un pas en plus dans le développement de mes habilités dans le domaine du journalisme. Avec l'aide des missionnaires, aujourd'hui je suis finaliste dans mon cours de trois ans de journalisme. Je suis en train de faire un stage auprès d'une radio, comme je l'ai toujours rêvé: je suis au seuil de la victoire! Entre temps il y a d'autres rêves à réaliser: par exemple, comment devenir une professionnelle et contribuer à la solution des problèmes qui concernent la femme? Grâce à des recherches faites surtout auprès les radios éducatives latino-américaines, il n'y a pas de doute, la radio a un grand rôle dans l'éducation et le changement des comportements. "Projection de l'image féminine et de son rôle changeante dans le Cinéma africain: une approche critique féministe", c'est le titre de la thèse défendue le 12 décembre 2002 par l'ougandaise Dominic Dipio, à la Faculté des Sciences Sociales de l'Université Grégorienne, Rome. Le directeur de la thèse, p. Lloyd Baugh sj., a dit que c'était la première thèse, sur quatre dans la matière, défendue par une femme depuis la fondation de l'Université, il y a 450 ans. Des projets? Je suis revenue en Ouganda, je ne suis plus la même. Mon attitude vis-à-vis des femmes a complètement changée. Pour moi la chose la plus importante ce n'est pas de réaliser de grandes choses, mais d'assurer l'éducation des femmes. Je les vois avec des potentialités innées pour forger un futur meilleur. Je suis pleine d'espérance. Est-ce qu'il y a de la place pour la femme dans les médias? Les moyens de communication sociale ont un grand pouvoir. Or, les femmes ont le don inné de la communication et cela c'est quelque chose qu'on doit encore découvrir et développer. La femme est la première communicatrice de l'humanité, c'est elle qui communique avec l'enfant. L'histoire nous apprend que nous sommes les meilleures dans la narration. Qui mieux que nous sait raconter une histoire? Il y a une énergie créative immense en nous, dans laquelle il faut investir. C'est l'heure des médias, c'est l'ère de la communication. Les grands narrateurs africains attribuent leur succès à la capacité narrative de leurs mères, à l'écoute des histoires de leurs grands-mères autour du feu et la nuit. Communiquer c'est un talent féminin à développer. C'est pourquoi nous devons entrer dans les négociations de paix, dans les dialogues politiques, parce que nous savons quoi dire et comment le dire. |
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Elles travaillent dans la communication. Un secteur réservé, dans beaucoup de pays, aux hommes. Les traditions ou les préjugés éloignent du monde des médias les femmes, ou leur confient des rôles secondaires. Et pourtant... |

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Femmis |

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Jane F. Njoki Angalia - Kenya. Publicitaire et metteur en scène |

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Maria Dulce Araujo - Cap-Vert. Journaliste et Animatrice radio |

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Claudeth Mucanjo - Mozambique. Finaliste de l'Ecole de Journalisme |

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Dominic Dipio - Ouganda. Professeur universitaire, expert en communication |