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Les constitutions de presque tous les pays de la planète prévoient que le peuple puisse choisir

ses chefs, ses leaders. Mais, comment devenir leader? Est-ce qu’on naît leader ou on le devient?

La réponse est là, il suffit de poser la question sur internet, et analyser les millions de suggestions généreuses en conseils, mises en garde, contre-indications. Vous  aimeriez devenir un leader charismatique en trois journées ou en trois mois? Vous êtes déjà responsable d’un groupe et vous désirez développer vos capacités en leadership, améliorer votre impact sur les personnes?

Gérer vos émotions et communiquer aux autres avec enthousiasme vos visions? Allez-y,

vous n’avez qu’à suivre les conseils qu’on vous donne gratuitement.

 

Quels que soient les changements, les révolutions ou les modes, quels que soient les types d’entreprises ou de fonctions dirigées, la personnalité du leader, son style, ses modes d’exercer et de contrôler le pouvoir auront toujours une influence majeure sur la gestion d’un groupe. Gérer c’est diriger.

Il y a des individus dont on dit: «Celui-là, il est un leader naturel». Mais est-ce qu’il était un leader à partir du jour de sa naissance? Les avis sont partagés. Après tout, même lorsqu’il y a des qualités de leadership innées, il faut les cultiver avec obstination.

 

On le devient

La première qualité: il faut qu’on aie une image positive de soi et qu’on sache reconnaître ses points forts et compenser ses points faibles.

 

La deuxième: savoir écouter. Quelqu’un qui sait écouter non seulement entend les faits qu’on lui relate,

mais il décèle aussi les sentiments qui accompagnent le récit. Le leader efficace sait utiliser l’art de poser

des questions, et il sait bien écouter.

 

La troisième: travail d’équipe. Un leader ne peut réussir tout seul. Il pense avec le pronom « nous »

et non pas «je». Le leader efficace travaille et se tient toujours en contact avec les membres de son groupe.

Il communique les résultats aux membres du groupe, il accueille leur avis. Le leader sait dire des mots d’encouragement: «Vous avez fait un excellent travail, merci».

 

La quatrième: un leader sait courir des risques. Tous les changements et toutes les innovations impliquent

des risques et des défis. Sans erreurs, on ne saurait apprendre ou grandir. Le leader a ses idées, mais il doit savoir reconnaître les bonnes idées venant des autres, de la communauté, les appuyer activement.

Les bonnes pensées que l’on garde pour soi ne valent rien. Il n’a pas peur de parler avec ceux qui ne font pas partie du groupe. Le leader ne doit pas oublier la première fois où, dans son enfance, il a joué à la balle.

Cela n’a pas été un match à la Zidane! Le leader éclairé se considère toujours un apprenti. S’il a peur de changer, il deviendra dictateur.

 

La cinquième. Il y a de nombreuses manières de reconnaître le travail des personnes ou du groupe.

Peu importe la méthode choisie, il faut féliciter les autres, au moment opportun. La meilleure stratégie à utiliser pour atteindre votre objectif de devenir un leader remarquable, pourrait consister à manifester un intérêt véritable et beaucoup de respect envers votre travail, les membres de votre groupe et votre communauté.

 

La sixième. Il n’y a pas de recette sécrète ou de formule magique pour devenir un leader efficace du jour

au lendemain. Il s’agit plutôt d’un processus d’apprentissage par tâtonnements, de réussites et d’échecs.

Un dernier conseil?  Savoir rire – surtout de nous-mêmes.

 

Et riche?

Devenir riche, dit-on, c’est accéder au pouvoir, au bonheur, enfin, à tout ce qu’on veut. Vous pourrez avoir

une maison en marbre rose du Maroc, une télévision à écran plat, une voiture avec les vitres fumées,

une épouse (ou un époux) que de temps en temps vous pourrez remplacer par un(e) plus jeune.

Devenir riche doit, dans l’esprit des gens, nécessiter une grande habileté ou de longues études.

Est-ce vrai? Vous constaterez, en regardant autour de vous que pour y arriver, on n’a pas toujours

besoin de diplômes, de finesse d’esprit ou de se donner de la peine pour être des gens honnêtes.

Notre région des Grands Lacs et alentours a ses parcours. Par exemple, après avoir découvert un site

avec de l’or ou des diamants, le protéger avec une armée de gamins qu’on dresse à la guerre;

être le propriétaire d’une flotte de minibus, où les voyageurs sont serrés comme des sardines; faire voter

des lois vous permettant d’échapper aux tribunaux; couper des arbres que vous n’avez pas plantés et les vendre à des clients qui ont l’argent pour les acheter. Et puis, faire des dons importants: c’est un moyen

bien adapté pour vous faire connaître du plus grand nombre. Vous devenez célèbre et, incidemment,

généreux pour les démunis ou les handicapés. À condition que cela se passe à la télévision.

 

Votre parcours est presque achevé, il ne vous reste plus qu’à rester dans les mémoires des masses

comme étant un «Grand Homme». Vous pouvez prétendre à un monument ou à une rue avec votre nom.

Et mettre à la disposition du peuple votre expérience. Il faut donc que vous soyez élu: mettez en avant

votre détermination et votre savoir faire. Une fois élu, vous pourrez finalement continuer à faire ce que vous avez toujours fait, mais avec moins de problèmes.

Gaétan N. Yawo

Leader : pourquoi pas?