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Le dossier d’Afriquespoir 43 présente une réalité qui est sous les yeux de tout le monde, qui fait souffrir beaucoup de monde et qui sans doute peut enrichir quelqu’un. Un thème qui ne cesse de préoccuper les gens: la sorcellerie.

 «Des magiciens et des mystificateurs, des faux prophètes et des soi-disant illuminés envoûtent des adeptes, extorquent leur argent, présentant comme des ‘révélations’ et des ‘vérités secrètes’ des conceptions de vie d’une pauvreté ahurissante et - ce qui est pire - qui s’écartent de la vérité de la foi. Les adeptes de la magie qui s’attribuent le pouvoir de résoudre des problèmes d’amour, de santé et de richesse, ou prétendent enlever ce que l’on appelle ‘le mauvais œil’ ou les ‘sorts’ sont des individus qui se font eux-mêmes de la publicité par des insertions payantes dans les journaux, exhibent des attestations universitaires et se font de la publicité sur les écrans de la télévision. Il n’est pas exagéré de parler d’une ‘industrie de la magie’». Ce n’est pas un texte d’un pasteur de l’Afrique centrale, mais des Evêques de Toscane (Italie)! Preuve que n’importe où les activités sorcières sont florissantes!

 

La tentation de chercher des solutions n’importe comment est toujours là. Jusqu’à utiliser Dieu comme s’il était au service de nos désirs ou de nos cauchemars et à fréquenter plusieurs lieux de prière où l’on promet la solution des soucis qui nous tourmentent. On croit aveuglement aux annonces assurant que tel prophète ou tel magicien réussit là où les autres échouent, résout les problèmes créés par le diable… L’écrivain anglais Daniel Defoe, reprenant une idée de Luther, disait qu’il était sûr que là où «Dieu érige une église, à côté le diable érige une chapelle; et si tu vas la visiter, tu trouveras que dans cette dernière les fidèles sont plus nombreux».

 

Afriquespoir parle aussi du problème des jeunes. Du 15 au 20 juillet 2008, Sidney accueille le plus grand rassemblement mondial de jeunes arrivés du monde entier pour fêter l’amitié et l’espoir entre les pays, les peuples et les cultures: c’est la Journée Mondiale de la jeunesse.

Si on regarde attentivement le cadre présenté dans la 2è de couverture, on se rend compte que l’Afrique est un continent de pays ‘jeunes’, énormément plus jeunes que la plupart des pays considérés ‘développés’.

 

Mais des jeunes vivant une situation objective de malaise et d’inquiétude. Ils sont les premières victimes des dissociations familiales (qui engendrent les enfants de la rue), des troubles ethniques, de la pauvreté économique (pas à manger chaque jour), de l’abandon de l’école, des manipulations des politiciens ou des chefs de guerre, d’une culture qu’au lieu d’apprendre à vivre ensemble», par la découverte et le respect des différences, encourage l’affrontement et la violence. Des jeunes attirés par des modèles proposés par les médias modernes avec une force infiniment supérieure à celle de la tradition et de l’expérience des adultes répétant qu’autrefois on ne faisait pas comme ça. C’est surtout à la jeune génération que s’adresse la publicité, en lui proposant même des choses qui plus tard se révèleront inutiles. Le marché des jeunes est permanent et insatiable, comme leur curiosité.

 

Dans une lettre adressée aux chrétiens de Rome en janvier 2008, Benoît XVI affirme qu’une tentation menace les éducateurs: celle de renoncer à la mission qui leur est confiée.

On parle d’une grande «urgence dans l’éducation», confirmée par des échecs pénibles. Combien de jeunes, au nom de la liberté et de l’expérience ont été conduits à une accoutumance aux stupéfiants, à la confusion morale ou intellectuelle, à la perte du respect de soi, et même au désespoir, et ainsi, tragiquement et tristement, au suicide? Nous ne pouvons donc pas ne pas être attentifs à la formation des nouvelles générations. «Ne tardez pas à vous occuper des jeunes, sinon ils ne vont pas tarder à s’occuper de vous!», répétait le grand éducateur Jean Bosco dans les années 1880, à l’heure où la révolution industrielle entassait des milliers de jeunes, à la recherche de travail, dans les faubourgs des grandes villes. C’est le risque du découragement. «N’ayez pas peur! – écrit le pape. Toutes ces difficultés, en effet, ne sont pas insurmontables. Tout éducateur véritable sait que, pour éduquer, il doit donner quelque chose de lui-même, et que c’est seulement ainsi qu’il peut aider ses élèves à dépasser les égoïsmes et à devenir, à leur tour, capables d’un amour authentique ».

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Comment apprendre?

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