Les Evêques de l’ACERAC, l’Association des Conférences Episcopales de Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, RCA et Tchad se sont rencontrés à Bangui, au grand Séminaire de Bimbo, du 29 juin au 6 juillet 2008. Thème principal de l’assemblée: «Pour une meilleure gestion des biens dans nos Eglises d’Afrique Centrale».

 

Un rendez-vous «pour se remettre en cause devant Dieu et devant les hommes», selon un quotidien de la place.

En effet, dans son adresse à l’assemblée, le Secrétaire Général de l’ACERAC, abbé Alphonse Taty Aty-Mboumba a indiqué que le but était «de parvenir à une meilleure gestion des biens temporels de nos Eglises en vue du développement (aux niveaux paroissial, diocésain et national) car tous en sentent l’urgence».

Dans le message de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, le card. Ivan DIAS a souligné l’importance et l’actualité de ce thème: «La recherche et la gestion des biens ecclésiastiques ne sont pas une activité secondaire ou marginale pour l’Eglise; elles font effectivement partie intégrante de sa mission propre.

Car les biens ecclésiastiques concourent à la poursuite des fins propres de l’Eglise à savoir: organiser le culte public, procurer l’honnête subsistance du clergé et des autres ministres, accomplir les œuvres de l’apostolat sacré et de charité et surtout envers le pauvres». Une bonne gestion favorise la mission évangélisatrice de l’Eglise, qui doit «par son témoignage servir de modèle dans la gestion des biens temporels. Je sais que les différentes Conférences Episcopales Nationales interviennent souvent de façon prophétique pour fustiger la mauvaise gouvernance et la gestion économico-financière corrompue et douteuse des responsables politiques de nos différents pays. Il ne serait pas inutile de se demander si nos propres diocèses sont véritablement des exemples d’une bonne gestion économique et financière. N’est-il pas temps que nous regardions d’abord et avec réalisme la poutre qui est dans notre œil à nous avant de nous intéresser à la paille qui est dans l’œil des autres.» (cf. Lc 6, 41). En choisissant donc de réfléchir sur la gestion des biens ecclésiastiques, vous souhaitez atteindre un objectif précis: l’autonomie financière, l’autosuffisance et l’autofinancement  de vos diocèses. Pari difficile certes, mais pas impossible.»

 

Des conditions

Pour y parvenir, il y a des conditions à remplir. Entre autres: «L’urgence de former un personnel compétent, honnête et entièrement donné au service de l’Eglise. La mobilisation du peuple de Dieu pour qu’il se sente partie prenante de la vie et de la mission de l’Eglise...

L’Evêque diocésain, ainsi que tout administrateur de biens économiques dans l’Eglise doit être persuadé qu’il n’en est pas le propriétaire et qu’il ne peut pas faire tout ce qu’il veut, et selon ses choix personnels, et encore moins d’user des biens de l’Eglise pour des avantages personnels ou des siens… L’expérience montre aussi que lorsque les conseils paroissiaux travaillent avec transparence et honnêteté, les fidèles collaborent plus généreusement aux nécessités de l’Eglise et à l’entretien du clergé et des autres ministres.»

Pour marquer la transparence des travaux, Radio Notre Dame (1ère  station privée de l’Eglise catholique en RCA) a installé ses studios dans les locaux du séminaire et retransmis en direct tous les travaux et débats).

Pour le clergé centrafricain et son archevêque Paulin Pomodimo, l’occasion était bonne pour faire passer le message de l’autoprise des chrétiens par eux-mêmes.

Et l’exemple de la réhabilitation totale de la cathédrale de Bangui par les paroissiens, à hauteur de 20 millions de FCFA a été souligné.

Christian Aimé Ndotah

 

Pour une meilleure gestion

Zone de Texte:

Ae 44

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