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Frère Tarcisse Calligaro est décédé à Milan le 5.11.2008. Originaire de la province de Udine, Italie, il avait fait sa première profession dans la Congrégation des Comboniens en 1951. Arrivé en RDC en 1966, Fr. Tarcisse a formé des générations de mécaniciens. «Bien que je ne visite pas les chapelles et les communautés comme les prêtres, disait-il, j’arrange les voitures qui permettent à ceux-ci d’aller partout annoncer la Parole de Dieu»!.
Frère Tarcisse a passé 35 ans dans la paroisse Sainte Anne, Isiro, travaillant au garage, «ma terre de mission» disait-il en souriant. La nouvelle de sa mort a beaucoup frappé tous ceux qui le connaissaient. Le frère Tarcisse n’avait pas une grande formation intellectuelle, ni aimait les grands discours. «Je travaille avec les mains et pas avec la bouche», à qui s’étonnait de le voir toujours autour d’un engin à réparer. Il connaissait et acceptait sans problème ses limites. Il savait que sa force était ailleurs, dans sa foi. Car il a été, avant tout, un homme de foi. Sa prière régulière, les longs moments de recueillement dans sa petite chapelle à coté du garage et son énorme sérénité en sont les preuves. La foi lui donnait, comme bon fils de Comboni, une confiance infinie dans la Providence divine et orientait son regard sur les réalités quotidiennes. Il continuait de voir partout des signes d’espérance. C’était aussi sa foi qui lui permettait de réconforter et d’animer les autres. Beaucoup de témoignages pendant la veillée de prière ont mis ces qualités en évidence. Son souci n’était pas seulement de former des bons mécaniciens, mais aussi des personnes honnêtes et soucieuses du travail bien fait. Un travailleur du garage a témoigné: «Une fois, nous avons demandé une augmentation salariale. On discuta, le frère s’engagea à faire de son mieux pour satisfaire notre demande. Il profita pour nous rappeler que ce n’est pas seulement l’argent que nous devons chercher, mais aussi la fierté d’une conscience tranquille et droite et d’un travail fait avec dévouement et honnêteté. Il aimait sa vocation, c’était un vrai missionnaire: “Bien que je ne visite pas les chapelles et les communautés comme les prêtres, je prépare les voitures qui permettent à ceux-ci d’aller partout annoncer la parole de Dieu. Je me sens un missionnaire réalisé et je remercie le Bon Dieu de la vocation qu’il m’a donnée.” Oui, il est évident que les gens l’aimaient et l’estimaient beaucoup. On l’a expérimenté le 8 septembre 2007, lorsqu’il célébra le 50è anniversaire de sa profession religieuse. Toute la paroisse était là. L’évêque, Mgr Julien Andavo, a voulu présider l’Eucharistie et les chrétiens, en toute simplicité, comblèrent le Frère d’accolades et de cadeaux. Ce jour-là, le Frère lut un texte précieux, qui fit pleurer d’émotion les fidèles et qu’on peut considérer comme le testament joyeux d’un grand missionnaire. Voici le texte: “Je fête aujourd’hui mes 50 ans de vœux perpétuels dans la Congrégations des Missionnaires Comboniens. En premier lieu, je veux remercier le Seigneur, Dieu d’amour, pour tout le bien qu’il m’a fait. Seigneur, tu m’as accompagné et soutenu en temps de doute et tu m’as protégé en temps de danger. Seigneur, tu m’as donné une longue vie et moi, en toute humilité, je veux t’adorer toujours par le travail de mes mains. Je fais mémoire, aujourd’hui, de tous ceux qui m’ont aidé au long du chemin de ma vie. Certains reposent déjà auprès de Toi, Seigneur; d’autres sont toujours en vie, je Te les confie, Mon Dieu d’amour. De combien de temps disposerai-je encore? Je ne le sais pas. Qu’il soit long ou court, je veux me consacrer à mon travail jusqu’à l’épuisement de mes forces. Maintenant je vois clair que se consacrer à Toi, Seigneur, c’est la vraie raison de la vie.» P. Kike Bayo |
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Par le travail de mes mains |
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