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Au cours de cette année le monde scientifique célèbre aussi le bicentenaire de la naissance de Charles Darwin, appelé « Le fondateur de la théorie de l’évolution.»
Né en Angleterre le 12 février 1809, Darwin, étudia la médecine et la théologie avant de se consacrer à des recherches et à des voyages qui lui permirent de mieux approfondir ce qu’on considérait un mystère: comment les espèces évoluent. En 1859 il publia «L’Origine des espèces par le moyen de la sélection naturelle». Le succès fut immédiat. Mais l’ouvrage suscita aussi une vive polémique, parce que cette théorie menait logiquement à envisager que l’homme pouvait descendre du singe, que l’homme n’était qu’une espèce parmi d’autres, et ainsi rendre caduque la croyance que le monde avait été créé par Dieu. Darwin est mort le 19 avril 1882 et est inhumé dans la cathédrale de Westminster à Londres. Pendant de longues années, créationistes contestant avec force la théorie de l’évolution, qui selon eux nie l’existence de Dieu et évolutionistes persuadés que l’interprétation de Darwin est la clé pour expliquer le développement de la vie sur la Terre, se sont livré bataille. Un symposium qui s’est tenu du 3 au 7 mars dernier à Rome et a réuni des philosophes, des théologiens et des scientifiques, a eu pour thème: «L’évolution biologique: faits et théories - une évaluation critique 150 ans après l’Origine des espèces». Organisé par l’Université pontificale grégorienne et la Notre Dame University des Etats-Unis, ce congrès a beaucoup réfléchi sur les rapports entre science et théologie: 150 ans après la sortie de ‘L’origine des espèces’, l’oeuvre de C. Darwin est encore trop souvent discutée plus idéologiquement que scientifiquement «Darwin n’a jamais été condamné; son livre n’est pas à l’index; théologiens, philosophes et scientifiques œuvrent sur ‘des terrains différents’, mais l’important est d’éviter qu’il y ait entre eux une ‘muraille de Chine’ ou un ‘rideau de fer’. Il faut que le théologien fasse lui aussi preuve d’humilité, qu’il écoute et apprenne; et que disparaisse en même temps l’arrogance de certains scientifiques qui se moquent de ceux qui s’obstinent dans la foi» (Mgr G. Ravasi, président du Conseil pontifical de la Culture).
A qui la faute? Au cours du 20è siècle le «darwinisme» a été souvent au centre de polémiques et de prises de position. Lors d’une conférence sur le thème «De la Science et de la Foi» à l’Université canadienne Laval (1996), le cardinal Paul Poupard, après avoir affirmé qu’on ne doit pas choisir l’une ou l’autre, ou mettre l’une contre l’autre, rappela un conseil de Voltaire: «Une fausse science fait des athées; une vraie science prosterne l’homme devant la divinité». «Le darwinisme n’explique pas tout en matière d’évolution. Si l’évolution ne fait plus question, ses mécanismes sont beaucoup plus complexes que ne le pensait Darwin. La sélection naturelle est loin d’être l’unique facteur de la genèse des espèces, et elle ne peut être le moteur de l’évolution. Malgré de dérisoires affirmations: l’homme, fruit du hasard, tiré à une quelconque loterie, résultat d’un bricolage cosmique, numéro sorti au jeu de Monte-Carlo (J. Monod, biologiste, prix Nobel), reconnaissons-le: l’énigme demeure de ce qui se cache derrière ce hasard, mais ne relève plus de la science. Demeure, par exemple, le défi de la génétique. Quelle merveille que ce génome humain! Il contient quelque 3,5 milliards de bases, c’est-à-dire, en attribuant à chaque base une lettre de l’alphabet, 700.000 pages de 5.000 caractères, soit une pile de 33 mètres de haut de revues ou mille bibles! Tout être vivant se forme à partir d’un programme inscrit dès la fécondation dans ses chromosomes. A l’exception des vrais jumeaux, chaque individu est le produit d’une combinaison absolument unique de gènes. C’est la part de l’inné, que l’homme ne saurait modifier. Des criminologues ont imaginé un chromosome du crime; on pressent sans peine le sens sous-entendu d’une telle vision: l’homme serait prisonnier, esclave de ses gènes. Adieu liberté! Adieu responsabilité! Les guerres seraient-elles dues à des gènes de la conquête ou à la malice des hommes?». G.N.Y. |
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Il n’explique pas tout |
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Dossier: De grandes ressources, mais ... |
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Kibwila: A qui la faute? |
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