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L’organisation des Nations Unies avait déclaré l’année 2008 «Année internationale de la pomme de terre». Ceci à la demande de la FAO qui encourage le programme qui veut que la pomme de terre soit reconnue comme aliment de base pour la population mondiale.
Une initiative visant à attirer l’attention mondiale sur l’importance de la pomme de terre dans la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté, en mettant l’accent sur ses qualités biologiques et nutritionnelles. Elle souhaite ainsi encourager la production, la transformation, la consommation, la vente et le commerce de la pomme de terre. Pour l’ONU, c’est un élément de réponse aux grands problèmes mondiaux tels que la malnutrition, la pauvreté et les menaces pour l’environnement. La pomme de terre est originaire de la Cordillère des Andes en Amérique du Sud et plus exactement du Pérou. Les Incas la cultivaient sous le nom de «papa», (entre 800 à 900 ans avant J-C). Elle traversa l’Atlantique vers 1570, avec les conquistadores espagnols de retour des Amériques. C’est à Saint-Alban d’Ay, en Ardèche, que la plante, aujourd’hui encore appelée «Truffoles», aurait été cultivée pour la première fois en Europe. Elle fit une seconde entrée en Angleterre au milieu du 16ème siècle grâce à l’aventurier Raleigh. C’est depuis l’Angleterre qu’elle partira coloniser l’Amérique du Nord. On enregistre une implantation assez rapide dans la plupart des pays d’Europe au cours de «La guerre des Trente Ans» (1618 à 1648). La pomme de terre est toutefois longtemps boudée en France, qui la réserve à l’alimentation des animaux. Ce n’est qu’au 18ème siècle, grâce à la ténacité et à l’ingéniosité d’Antoine Augustin Parmentier, pharmacien aux armées pendant la guerre de Sept Ans (1756-1763) contre la Grande-Bretagne et la Prusse, que la pomme de terre sera finalement appréciée: au cours de son incarcération en Allemagne, Parmentier découvrit ses qualités nutritives. Il la recommande donc pour résoudre le problème des famines endémiques qui ravageaient encore la France à cette époque. Il va plus loin en plantant des champs de pommes de terre aux alentours de Paris. Le couronnement de l’action promotionnelle de Parmentier est le dîner qu’il offre au roi et à la reine en 1785 au cours duquel ne sont servis que des plats comportant des pommes de terre. L’implantation de la pomme de terre n’a fait ensuite que progresser en France, en Europe et dans le monde entier. Son introduction en Afrique se serait opérée par le Nord et par Madagascar, où au XIXe siècle elle vint grâce aux missionnaires français. Les flux y sont encore faibles et très peu les centres de transformation (notamment en Afrique du Sud et au Zimbabwe). Le Maroc est un des rares exportateurs vers plusieurs pays d’Europe.
La pomme de terre peut s’assaisonner de mille manières, ce qui ravit la ménagère africaine qui peut l’accommoder en frites, purée, flocons ou chips, mais aussi l’intégrer dans les ragoûts, tartes, etc. Le plus grand défi pour l’effervescence de cette production reste les problèmes de traitement, d’autant plus qu’au Mali, Niger ou Burkina Faso, les problèmes parasitaires (champignons comme le mildiou, vers, parasites, etc.) sont importants. Quelques chiffres - 315 millions de tonnes de pommes de terre sont produites sur notre planète. - 195 000 km2: c’est la superficie estimée, où sont cultivées les pommes de terre.
Cultivée dans plus de 150 pays, elle occupe le quatrième rang mondial des nourritures cultivées après le riz, le blé et le maïs. D’après la F.A.O., la consommation annuelle par habitant est de 80,3 kg dans les anciens pays de l’Europe de l’Est, 79,3 kg en Europe occidentale, 58,4 kg aux Etats-Unis, 20,6 Kg en Amérique latine, 11,7 kg en Asie et 8 kg en Afrique. Environ 40% de la production totale est cultivée en Russie, 22% dans l’Union Européenne, 20% en Chine, 6% en Asie et seulement 0,6% en Amérique du Sud, 0,6% en Amérique du Nord, 0,4% en Afrique, 0,2% en Océanie. Riche en protéines, en minéraux (fer et potassium) indispensables à l’organisme, en vitamines (B1, B2, B3, B6 et C), et en fibres alimentaires, la pomme de terre contribue à l’équilibre alimentaire de tous les âges. Sa richesse en glucides complexes sous forme d’amidon, en fait une bonne source d’énergie. La pomme de terre est souvent comparée au riz et aux pâtes, elle s’en distingue cependant par une valeur calorique un peu plus faible. Une portion de 300 g de pommes de terre cuites à l’eau apporte : - 4 g de fibres, soit 15% des apports journaliers recommandés. - 25% des apports nutritionnels conseillés en vitamine C.
(Sources : Jardins, La vie rurale, Cosmos et d’autres) Alex Canisius Metin |
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