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C’est le marché de la drogue. On vient de célébrer le premier centenaire de la lutte contre les drogues (amorcée à Shanghai en 1909). Avec le constat amer : le marché des drogues est toujours prospère, à tel point qu’on se pose la question sur l’efficacité des contrôles adoptés par les NU, les différents États, etc.
On a même l’impression que plus les contrôles se resserrent plus le marché clandestin, où la violence et la corruption imprègnent le jeu de l’offre et de la demande, se développe rapidement. Le Rapport mondial sur les drogues 2009 confirme qu’elles sont toujours néfastes: elles causent des dommages énormes aux toxicomanes, qu’ils soient riches, pauvres ou marginalisés. Des données qui poussent à s’interroger sur les liens entre banques en crise et blanchiment de l’argent du crime À l’heure de la faillite de grandes banques, l’argent n’a pas d’odeur, semblent penser les banquiers. Les citoyens honnêtes, qui ont du mal à joindre les deux bouts en cette période de crise, se demandent pourquoi on ne saisit pas le produit du crime, ce luxe ostentatoire fait de résidences, voitures, yachts et avions. Nos pays peuvent faire bien davantage pour s’opposer à la force brutale de la criminalité organisée, en s’attaquant au contexte dans lequel les mafias agissent. Et aussi sur les liens entre drogues et villes. L’anarchie actuelle s’aggravera dans les mégapoles de demain, si la gouvernance ne suit pas le rythme de l’urbanisation. On ne peut y remédier qu’en luttant contre la prolifération des bidonvilles et le délabrement de nos villes. Et finalement, les liens avec une autre réalité, celui de l’Internet, l’une des découvertes les plus précieuses de l’humanité, qui est en train de révolutionner nos vies, surtout la pratique des affaires, la communication, la recherche et les loisirs. Mais des criminels (et des terroristes) ont aussi fait de la toile une arme de destruction massive.
Cocaïne. Selon les estimations (on dispose de celles de 2007), le nombre total de personnes ayant consommé de la cocaïne au moins une fois s’échelonne entre 15 et 21 millions à l’échelle mondiale. Le plus grand marché reste l’Amérique du Nord, suivie par l’Europe occidentale et centrale et l’Amérique du Sud. Des baisses importantes de la consommation ont été signalées en Amérique du Nord, surtout aux États-Unis qui, en chiffres absolus, restent le plus grand marché mondial de la cocaïne. Plus de 90% des billets de banque américains présentent des traces de cocaïne. En 2007, 5,7 millions de personnes y avaient consommé de la cocaïne au moins une fois au cours de l’année écoulée. Dans certains pays d’Afrique, surtout d’Afrique australe et de l’Ouest, l’usage de la cocaïne semble être à la hausse, mais on dispose de peu de données à cet égard.
Afrique. Les pays menacés par les drogues sont la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Sénégal en Afrique de l’Ouest et l’Éthiopie, le Kenya, le Botswana et la Zambie en Afrique de l’Est et australe. L’Afrique du Sud, par exemple, compte jusqu’à 500 000 consommateurs de cocaïne : un tiers des adolescents du pays auraient essayé des drogues. On estime que jusqu’à 300 organisations criminelles internationales spécialisées dans le trafic de drogues sont en activité dans le pays. Selon les statistiques, la cocaïne est la principale drogue sur le marché du trafic illicite dans plusieurs pays d’Afrique. En Zambie, par exemple, la cocaïne occupe la première place, 80 % étant expédiés en Europe et 20 % consommés sur place.
Opiacés. Plus de la moitié de la population mondiale consommant des drogues qu’on tire de l’opium vivrait en Asie. Les taux les plus élevés de consommation (en termes de proportion de la population âgée de 15 à 64 ans) sont enregistrés le long des principaux itinéraires du trafic de drogues proches de l’Afghanistan. Nombre de personnes âgées de 15 à 64 ans s’injectant des drogues: 11 à 21 millions. Nombre de personnes âgées de 15 à 64 ans considérées comme “usagers problématiques de drogues”: 18 à 38 millions. Nombre de personnes âgées de 15 à 64 ans ayant consommé au moins une fois des drogues au cours de l’année écoulée: 172 à 250 millions.
Cannabis. Appelé aussi chanvre indien, en arabe haschisch, c’est une herbe dont on mâche ou fume les feuilles séchées prisées aussi par de nombreux Africains. En tout, entre 143 et 190 millions de personnes auraient consommé du cannabis au moins une fois en 2007.
Stimulants de type amphétamine. Entre 16 et 51 millions de personnes âgées de 15 à 64 ans auraient consommé des substances du groupe amphétamines au moins une fois en 2007; entre 12 et 24 millions de personnes dans le monde auraient consommé des drogues du groupe ecstasy au moins une fois au cours de la même année. |
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Un marché prospère |