Déchets

J’ai bien lu les pages sur le 6è chantier (Ae 48). C’est vrai que l’ennemi du peuple congolais est le congolais lui-même! Chaque commune de Kinshasa a été dotée de beaucoup de poubelles pour qu’on trouve où jeter les déchets. Mais où mettre les déchets lorsque personne ne vide ces poubelles? Les gens commencent à se moquer de l’initiateur de ce projet et arrivent même à abîmer ces bacs…

Grégoire Michwa, Kinshasa/Ngaba

 

En rêve

Je crois que ce que les pages de la revue ont dit à propos du 6è chantier devraient encourager les lecteurs à critiquer aussi la peur qu’on a des rêves, des morts, des pouvoirs magiques de certains gens. J’ai une amie qui habite dans la parcelle à côté et qui presque tous les matins doit me raconter ce qu’elle a vu en rêve. Surtout que sa grande-mère, morte il y a trois ans, revient pour dire qu’elle n’est pas contente de ce qu’elle voit  à la maison. Elle dit que les morts voient tout arriver. Ma voisine est chrétienne, mais elle parle continuellement de ces choses là.

Cathy Mapela, Kinshasa

 

Il est dit..

Merci pour la revue, qu’un ami m’envoie de Butembo. Je me permets de vous signaler qu’en Grande-Bretagne, où j’habite depuis une dizaine d’années on vient d’admettre les tribunaux islamiques. Comme ça, par exemple, la polygamie tant décriée par les féministes, ne sera plus un tabou. Les musulmans affirment tout simplement qu’elle est approuvée par le Coran là où l’on parle d’enfants que la mort des parents laisse orphelins et qui on  besoin d’assistance: «Si vous craignez d’être injustes envers les orphelins, n’épousez que peu de femmes, deux, trois ou quatre parmi celles qui vous auront plu» (Sourate 4, v. 3). Mais tout n’est pas si simple. Au v. 38 il est dit « Les hommes sont supérieurs aux femmes… Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les...».

Ntoto W. Séraphine, London.

 

Important

Je crois que nous sommes en train de vivre toujours plus comme si Dieu n’existait pas. Chaque jour meurent des milliers de personnes de faim, de violence, d’avortement, de tortures. Les radios et les télévisions nous assurent que cela est vrai, mais nous continuons de vivre comme si cela n’était pas important, surtout s’il arrive ailleurs. Je vous encourage à continuer dans ce que vous faites.

Nicolas Tandjar, N’Djamena

 

Vingt ans

Je suis tout à fait d’accord avec ce qui est dit dans la revue (n° 47) à propos des méfaits des rebelles de J. Kony. Amnistie Internationale a lancée une campagne sous le slogan « Enfant soldat ». « L’enfant… il le placeront en première ligne. Et s’il meurt, ils entreront dans une école pour y chercher un autre. Et après, un autre… Ils saisissent les petits dans l’intention de les convertir en des machines qui tuent». Depuis plus de vingt ans, le groupe terroriste ougandais de la LRA n’a fait que cela.

Rémi-Etienne Palou, Bangui

 

Dans le plat

Ce qui  a été écrit dans les pages sur l’humour et la Bible (Ae 47) me trouve parfaitement d’accord. L’humour est très présent aussi dans la Sagesse, les Proverbes, Job, etc.

« La porte tourne sur ses gonds, et le paresseux sur son lit. Pv 26,14.

«Le paresseux plonge sa main dans le plat. Et il trouve pénible de la ramener à sa bouche». Pv 26,15.

«Le paresseux se croit plus sage que sept hommes qui répondent avec bon sens.» Pv 26,16

« N’avez-vous gardé le silence? Vous auriez passé pour avoir de la sagesse.» Job 13,5

Kamata Walter Martin,

N’djili Brasserie, Kinshasa.

 

Chemin difficile

J’ai travaillé pendant trois ans dans l’assistance et la réhabilitation des femmes victimes d’histoires de violence dans l’est de notre pays. Oui, ainsi que le dit votre journal, le pardon, la réconciliation, la reconstruction des relations c’est un chemin difficile. Rendu encore plus compliqué quand les criminels sont des individus puissants. Mais il n’y en pas d’autres, si on veut reconstruire la vie. Continuez à parler de ces arguments, svp ! 

M.K, Bukavu

 

Vision

Merci à Afriquespoir pour avoir parlé du bienheureux Raphaël L. Rafiringa, premier disciple malgache des Frères des Écoles chrétiennes. Je suis un ancien élève de leur école dans la capitale burkinabé et je me rappelle ce que disait un de leurs directeurs il y a quinze ans à propos de la vision de leur fondateur: dans la société il y a beaucoup de familles d’artisans et de pauvres qui n’ont reçu aucune formation supérieure et qui n’ont ni le temps ni les capacités de donner à leurs enfants une instruction solide et honnête. Cela était vrai il y a trois siècles et aujourd’hui aussi.

Antoine Zabango, Abidjan, C. d’I.

 

Paradis

Merci pour nous rappeler que l’oubli n’est pas la vraie réponse lorsqu’on a subi de grandes injustices. On fera mémoire, au cours de cette année, de la fin de la colonisation de la part de gens qui cherchaient avant tout nos ressources; et puis, des bienfaits de notre indépendance. Mais qui sera en condition de présenter la liste des souffrances endurées par des millions de concitoyens qui ne disposent d’aucun moyen pour les raconter ou des violences qu’au nom de telle ou telle idéologie on leur a infligées, en leur promettant le paradis sur cette terre ?

Augustin Malongo, Kinshasa

Courrier

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