Joseph Kasa-Vubu

Votre dernier numéro est fort intéressant, surtout les pages sur les grands personnages africains. Vous avez cité Lumumba, ce n’est pas mal, mais vous avez passé sous silence cet autre grand nom qu’a été celui de Joseph Kasa-Vubu, dans la lutte pour l’indépendance du Congo. C’est, à mon avis, le plus grand artisan de cette indépendance. On se rappellera qu’après la publication du «Manifeste» de «Conscience africaine» le 30 juin 1956, c’est le parti «Abako» de Joseph Kasa-Vubu qui, le premier, a levé le petit doigt et a pris à bras le corps la direction des affaires politiques du Congo face aux colonisateurs qui ne voulaient  céder le moindre pouce du territoire. Le nom qui planait alors sur toutes les lèvres était bien celui de Joseph Kasa-Vubu. A son impétuosité d’avant l’indépendance a succédé un tempérament modéré du même personnage devenu président de la République. La raison est-elle suffisante pour renvoyer une telle sagesse  aux oubliettes de l’histoire?

Guillaume-Ernest Lokumu,

Kinshasa,Kingabwa

 

La  Coupe du monde

Le  tableau de l’Afrique du Sud d’avant la Coupe du monde de football présenté dans votre dernière édition est attrayant, mais il fait peur à la fois : revendications sociales, montée de la criminalité, xénophobie, chômage, corruption, cambriolage, sida, etc. Si la dernière Coupe d’Afrique des Nations en football, en janvier dernier, a eu son lot de tués au Cabinda (Angola), que ne craindrait-on pas pour des délégations sportives et des média qui viendraient  ainsi du monde entier ? Rappelons-nous tant soit peu des incidents survenus lors des Jeux Olympiques de 1972 à Munich où 11 athlètes israéliens ont été froidement assassinés, alors qu’en matière de sécurité, l’Allemagne n’est pas née de la dernière pluie.

Rémy Noël Ako,

Lomé, Togo

 

Coup d’état

En tant que lecteur de votre revue, j’ai constaté à la page 15 là où vous parlez des coups d’état en Afrique pour les pays qui ont eu l’indépendance en 1960, vous ne nous aidez pas à comprendre la différence qu’il y a entre un coup d’état et une élection libre, transparente et démocratique, puisque vous utilisez le verbe remplacer à la place de renverser. Alors qu’un coup d’état est un renversement du pouvoir par la force et non un remplacement. Longue vie à Afriquespoir, par la grâce de Dieu.

Hilaire Sungura

(e-mail)

 

R/ Le grand titre de l’encadrement – Coups d’Etat – devrait offrir la clé de lecture des textes présentés. On n’a pas voulu trop préciser les modalités, car dans pas mal de cas, le contexte de force ou même de violence, a été très différent.

 

Année I. Bakanja

Puisque votre maison d’éditions Afriquespoir a publié la belle biographie du bienheureux  Bakanja, je vous envoie un petit résumé des activités réalisées par la communauté de la paroisse Divin Maître de Kinshasa au cours de l’Année du Bienheureux I. Bakanja (2008-2009). Très réussi, notamment, le pèlerinage à Mbankana, paroisse dédiée à ce martyr, le 11.01.2009. On a réfléchi longuement sur les mots que feu le Card. F. Etsou N.B. disait : «Notre Eglise du Congo est une Eglise au cœur de l’Afrique, jeune et dynamique. Comme les premiers chrétiens, nous avons besoin d’hommes qui n’ont pas peur de s’engager jusqu’au bout, pour la Bonne Nouvelle.»

Alphonse Mingomba,

Kinshasa

 

Des noms

C’est une nouvelle mode, surtout dans les églises de réveil. Des noms fabriqués à partir de la Bible, mais apparemment sans signification. Par exemple: Diaré: Dieu a Répondu ; Dimapui: Dieu Ma Puissance; Dimoli: Dieu mon libérateur; Emoro: Eternel Mon Rocher; Esobe: Eternel Source de Bénédiction; Gradi: Grâce de Dieu; Hecraise: Heureux qui craint le Seigneur; Litriju: Lion de la Tribu de Juda; Loudi: Louange à Dieu; Rtnc : Respectons le Tout-puissant Notre Créateur; Sejupa: Seigneur est Justice et Paix; Taglodoci: Ta Gloire Domine les Cieux; Tomato: Toi, le Maître de Tout;  Tuvidi: Tout vient de Dieu…

Généreux Mboma,

Limete, Kinshasa

R/ Félicitations pour ces exemples de créativité! Cependant, la Bible et la tradition chrétienne offrent depuis longtemps des centaines de mots très riches. Par exemple : Abel, Souffle ; Abias, Dieu est un Père ;  David, le Bien-aimé ; Dina : Justice (Gn 30,21); Ebyatar, Père de l’abondance ; Elisée, Dieu est salut ; Joseph : Que Dieu ajoute ; Nathanaël : Don de Dieu ; Uziel, Puissance de Dieu…

 

Le 6è chantier

Votre revue N° 48 m’arrive à l’instant. Ma joie on est ainsi vive que je veux vous la transmettre tout de suite. Les charmantes pages «Le 6è chantier» et «Couples sans enfants» ont une grande valeur. Le 6è chantier j’ai la conviction avec vous dans tout ceux qu’ ils se sont dit. Le 6ème chantier est un parasite qui vit au détriment des autres. Dans certaines régions de notre pays, par exemple au Katanga, on avance et les mass media nous mettent à la page. Mais ailleurs, je cite Kinshasa, la capitale, nous voyons les érosions qui détruisent les routes et menacent des quartiers entiers, mais nous faisons semblant de l’ignorer; la promiscuité, les maladies, les conditions difficiles de vie des gens ainsi que l’in-stabilité monétaire ne sont-elles pas des éléments qu’on renvoie au 6è chantier?

A ce qui touche les couples sans enfants: une punition? Non dirais-je. Malgré la place de choix qu’occupe la procréation, on est appelés aussi à revoir la conduite de vie avant le mariage et à faire l’examen de conscience.

Sœur Chantal, Congo Brazza

 

Chanson

L’année paulinienne m’a énormément marqué puisque si je désire devenir artiste aujourd’hui c’est grâce à celle-ci. En effet, au Togo, cette année est marquée par des petits concours dotés de prix pour toutes tranches d’âge. Ainsi, la chanson que j’ai réalisée en l’honneur de St Paul était la toute première de ma vie; et elle a été bien accueillie. Je tiens à remercier ceux qui ont eu cette idée.

Moïse Kokouvi Setoglo.

Tabligbo, Togo

 

Suggestion

Merci pour ce numéro que moi je juge très spécial.Oui! 2010 est l’année d’anniversaire pour bon nombre de pays africains (Jubilé d’or).On se pose la question : 50 ans d’indépendance, quel changement? Non, la vie d’aujourd’hui est plus difficile que celle de nos grand-parents. Il faut que l’Afrique se lève et qu’elle marche sur ses deux pieds parce qu’elle a tout ce qu’il faut pour marcher. Que tous les Africains à l’étranger reviennent et qu’on puisse ensemble construire notre continent et qu’ils laissent les Blancs en paix. Que cette année de jubilé nous aide à mieux réfléchir.

Bertrand Lawson (e-mail)

 

Plantes

Mes félicitations pour les pa-ges présentant les plantes médicinales. J’espère que les lecteurs y trouveront les réponses qu’ils cherchent.

Glory Appiah. Lomè

Courrier

  Numéros on line