Accusations

C’est un sujet un peu tabou, celui de la pédophilie, dont parle le dernier numéro de la revue. Mais certains médias en parlent beaucoup, plus que d’autres réalités bien tristes: par exemple, la prostitution des femmes africaines qui arrivent en Europe, les vendeurs d’armes aux dizaines de groupes rebelles du continent africain, la corruption dans l’exploitation des ressources, etc.

Cependant, les accusations qu’on adresse à certains pasteurs peuvent offrir l’opportunité pour mettre fin à tout dérapage et scandale. La transparence dont on s’attend des politiciens n’est pas moins importante ou urgente pour les responsables des communautés chrétiennes. Sans jamais oublier ce qu’écrivait Charles de Foucauld: «Les ennemis de l’Eglise ne peuvent que lui faire du bien. Le vrai ennemi de l’Eglise est en nous: c’est le péché.»

A. M. Ameyrou, Paris V, France

 

Chasse Ae

Je lis assez souvent vos publications à la bibliothèque de la librairie St. Paul. Mais je suis toujours bloqué pour vous envoyer mes réponses au jeu chasse Ae. Puisqu’ il faut couper le petit papier pour y mentionner les réponses, nous qui sommes loin de Kinshasa, je me demande comment pouvons-nous faire? Ne pouvons-nous pas le faire via e-mail?

Abel Mbula, Kisangani

 

Estimé Abel,

On aimerait que le jeu chasse Ae soit exclusivement pour ceux qui achètent la revue. Le lecteur qui voudrait participer au concours n’a qu’une seule option: couper et envoyer le petit papier de la revue avec les réponses. Mais puisque souvent le service postal n’est pas si performant, on admet que le lecteur puisse  envoyer les réponses via e-mail.

Comme vous êtes à Kisangani, vous pouvez vous adresser aux communautés comboniennes de la ville pour y déposer les réponses. La même chose peuvent faire ceux qui se trouvent dans d’autres coins d’Afrique où il y a une communauté combonienne. Pour tous ceux qui n’ont pas cette possibilité, l’envoi via e-mail reste la solution la plus convenable.

Ae

Insulte!

Très belles les pages avec les paroles des Evêques africains. Ce n’est pas une voix qui vient d’autres continents et, surtout, qui nous répète des choses simples, mais fondamentales pour notre avenir: paix, dépassement de nos divisions, refus de la violence, respect des différences et des choix démocratiques, etc. Très actuel, par exemple, ce qu’affirment les Evêques du Nigeria: «C’est une insulte pour la nation si un groupe de gens, quoique bien intentionnés, prétend avoir le monopole de la sagesse et décide pour tous comment les choses doivent marcher».

Komla Kudibé

Lomé-Togo

 

Ailleurs

Oui, nos problèmes sont énormes et innombrables: santé, éducation, respect de la femme et de l’enfant, gestion honnête de nos ressources. Votre publication ne cesse de le dire. Mais il ne faut pas oublier que nous vivons dans un monde toujours plus connecté. Certaines images qui nous arrivent d’autres continents au lieu de nous encourager à mieux faire, nous poussent, surtout les jeunes, à croire que le paradis est ailleurs.

Rubin Akajou

Bangui-RCA

 

Espoir

Je vous écris de Nairobi, où je fréquente la troisième année de théologie. Les électeurs du Kenya se sont rendus aux urnes le 4 août dernier pour adopter une nouvelle Constitution, destinée à remplacer celle datant de la décolonisation. Depuis l’indépendance, le système politique kényan a donné des pouvoirs immenses au parti vainqueur des élections et cela a favorisé la corruption et exacerbé les divisions ethniques. Au point que les dernières élections présidentielles, en 2007, avaient été suivies d’une explosion de violences qui avait fait 1.500 morts et plongé le pays dans un chaos que, je l’ai entendu de mes oreilles, mes amis kenyans disaient: «On croyait que la violence habitait au Congo, en Somalie ou au Rwanda et voilà que maintenant elle s’installe aussi dans notre pays!».

Espérons que tout se passera bien. Merci pour la revue.

Fabrice Luzolo

Nairobi-Karen-Kenya

 

Volontairement ignorés

J’ai lu au numéro 50 de votre revue l’article «officiellement ignorés», qui mieux pourrait s’intituler «volontairement ignorés». Vous rendez témoignage à la vérité qui reste têtue, bien que les bonnes actions soient souvent écrites sur le sable, tandis que les mauvaises sur la roche.

Les médias de nos jours, malheureusement, mettent en exergue le plus souvent la triste réalité, les actes qui frappent le regard, en montrant seulement le côté animal de l’homme pour captiver l’attention du grand nombre. Merci pour cette vision plus équilibrer que vous offrez aux lecteurs. En effet parfois nous refusons d’apprécier à leur juste valeur les actes de bravoure et de foi de nos prochains qui sont allés quelquefois jusqu’au sacrifice suprême. Mes encouragements pour avoir fait mémoire de ces victimes qui ont sacrifié leur vie pour les valeurs dont notre société a cruellement soif et faim.

Victor Kanyinda K.

Kinshasa

 

Votre article ‘Droits de l’homme: 50 ans après’ éveille la conscience sur plusieurs plans. On entend de beaux discours, mais des actes concrets on n’en trouve pas, rien que de multiples violations des droits fondamentaux. «Liberté de religion»: où va notre monde avec la contrainte de la conscience humaine ? C’est déplorable de contraindre les gens à adhérer à des choses qu’ils ne désirent pas. C’est surtout regrettable pour les musulmans. D’ordinaire dans les pays christianisés, les musulmans ne souffrent pas la contrainte ou la violence, tandis que dans certains pays musulmans le contraire est réservé aux chrétiens. Que Dieu ne leur compte pas ce péché. Longue vie à Afriquespoir.

Paul Lamatetou

Lomé-Togo

Courrier

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