|
La Mère Afrique est vraiment et profondément malade, malgré les vrais faux bilans de santé qui remplissent les discours officiels. Malade de ses rêves brisés d’opulence «après les Blancs», malade de ses contradictions typiques entre l’abondance de ses richesses naturelles et la pauvreté endémique des nations NOIRES, du fait de leur paupérisation systématique par les dirigeants que leurs concitoyens ont élus. Malade de ce que son trésor le plus précieux: ses fils et ses filles, se dispersent aux quatre vents du monde et de l’Histoire, à travers cet exode immense des cerveaux et des bras jeunes qui auraient pu et dû, en son sein, penser la Maison Afrique en africains et la bâtir avec ses propres et puissants moyens conjugués avec l’appui judicieusement contrôlé des multiples opportunités extérieures…
Malade encore d’être gangrenée par des allogènes voraces qui prétendent lui apporter du sang nouveau cependant qu’ils la pillent méthodiquement, rassurés par la complicité des autochtones stupides et inconscients, tous, traîtres et voleurs, encouragés et protégés par des politiques et des nations techniquement équipées et surarmées au-delà de l’inimaginable… Oh! Elle ne se porte pas bien du tout, la Mère Afrique, et partout à travers le Continent NOIR, ce sont les mêmes cris de détresse et de désespoir, d’impuissance et de déception: sur qui compter? L’avenir de l’Afrique est tout le temps prophétisé sombre et chaotique… Trop habitués, nous-mêmes, à ne voir que ces atrocités physiques et morales perpétrées à longueur d’années et qui passent « en boucle » dans les médias, comme si de les montrer les exorcisait, nous les ressassons à l’envi… Et pourtant! Oui, et pourtant! Sous nos yeux, un miracle perpétuel se renouvelle chaque jour dans cette Afrique que nous-mêmes avons commencé à décrier si fort – il faut entendre les diverses diasporas africaines en Europe parler de « ces pays-là! », les leurs propres… Nous ouvrons les yeux et les oreilles, et nous constatons toutes ces bonnes volontés qui prennent notre mal en patience, tout cet enthousiasme d’une jeunesse éveillée et joyeuse, décidée qui, sur tout le continent, a compris toute la valeur et l’importance des études supérieures, universitaires et techniques, et quel engouement soudain pour les «English Training School» et quelle passion pour le net et l’informatique, et depuis déjà la maternelle, il y a de vrais «accros» à tous les petits gadgets «digitalisés»…
Oui! Il y a de toute évidence un AVENIR pour l’Afrique à venir. «Aussi longue que dure la nuit, l’aube poindra!» dit la sentence populaire. Les peuples NOIRS de toujours ont aimé la VIE. Nous misons sur cette innombrable jeunesse africaine qui a tant soif et tellement faim de savoir, de pouvoir et d’agir, poussée en avant par toutes les forces vitales des Nations qui refusent de mourir. Là est le dilemme: vaincre ou mourir, la vie en développement progressif - même si chaotique souvent -, ou la déchéance humaine et sociale, la dérive des Nations Africaines vers nulle part. Nous pouvons réinscrire un continent nouveau dans la fuite du temps…
|
|
Le dilemme |
