Il n’est secret pour personne que les moyens de communications sociales ont fait un progrès considérable en transformant le monde en un village planétaire. Sans difficultés, on peut atteindre quelqu’un se trouvant aux extrémités de la terre. Aujourd’hui hormis l’Internet, le téléphone portable est devenu populaire en terre africaine. Est-il encore nécessaire de rappeler que le téléphone portable est entre les mains des hommes, des femmes, des élèves, des étudiants, des chômeurs...? Même les personnes qui n’en possèdent pas encore peuvent se rendre dans les différentes cabines téléphoniques pour se communiquer avec les siens. Il semble que chacun est libre de se communiquer avec qui il veut, quand il veut, où il veut et dire ce qu’il veut. Je suis dans un centre commercial de la banlieue et j’emprunte un taxi pour regagner la cité. À côté de moi, est assis un monsieur en costume, lunettes fumées et trois téléphones portables en mains. Apparemment, c’est vraiment quelqu’un qui mérite du respect dans notre société.

Arrivé à un rond point, le feu rouge s’allume et la voiture s’arrête; un de ses téléphones portables sonne et il répond: «Allô! Bonjour Monsieur l’honorable. Attendez-moi dans quelques minutes, j’arrive au bureau parce que maintenant je suis en pleine réunion avec les militants de mon parti politique. Merci pour la compréhension et la patience.» Je sursaute et jette un coup d’œil à la femme qui est assise à ma gauche. Elle sourit et tape sa Bible sur ses genoux en signe d’indignation. Lorsque nous atteignons un carrefour où les policiers du roulage s’occupent plus à soutirer de l’argent aux chauffeurs qu’à réglementer la circulation, le téléphone portable du chauffeur du taxi laisse entendre une mélodie et il décroche: «Allô! Patron, au moment où je vous parle, je suis dans un garage. Depuis le matin, j’ai connu une panne au niveau du circuit d’allumage. Merci!»

Un monsieur travaille dans une entreprise spécialisée dans la vente des fruits. Ce jour-là, il quitte sa maison à 6h30 en avertissant son épouse qu’il reviendra à la maison assez tard parce que le président délégué général tiendra une réunion avec tout le personnel. Sa femme après avoir accompagné les enfants à l’école, rend visite à une cousine qui l’avertit du deuil qui a frappé la famille de leur oncle paternel. Le deuil était organisé dans un quartier populaire de la ville. La femme se décide de s’y rendre. Elle emprunte un moyen de transport en commun qui la dépose à 100 m du lieu de deuil. Pendant qu’elle s’y dirige à pied, elle aperçoit dans un petit marché, un homme ressemblant à son époux accompagné d’une femme en train de faire le marché. Le cœur battant, elle sort le téléphone de son sac à main et appelle son époux «Allô! Chéri!». Son époux lui répond: «Appelle-moi dans deux heures, parce que nous sommes en pleine réunion avec le président délégué général»! La femme se cache derrière un poteau électrique. Lorsque son époux passe à côté, elle lui crie: «Menteur, c’est ça la réunion?»
La bagarre éclate entre
les deux femmes, sous les regards étonnés des vendeurs du petit marché.

 

Es-tu à l’école?

Une maman se rend à l’école de son fils aîné pour régulariser la situation financière. Le matin, son enfant comme d’habitude s’est rendu à l’école en exigeant de sa mère, les frais de transport et l’argent de poche. Vers neuf heures, la maman se pointe au bureau du directeur. Celui-ci la fait asseoir et demande à un surveillant d’aller chercher l’élève qui normalement devrait se trouver dans la salle en train de suivre les cours. Au grand étonnement de la maman, le surveillant l’avertit que son enfant n’est pas dans la classe. Elle cherche à localiser son fils au moyen de son téléphone portable: «Allô! Héritier, es-tu à l’école?». Il répond sans imaginer le piège qui lui est tendu: «Oui, maman, je suis à l’école Nous sommes en train de faire une interrogation de français».

«Menteur, rétorque la maman. Au moment où je te parle, je suis dans le bureau de ton directeur»!

Conclusion. Est-ce qu’il y a une différence entre les mensonges qu’on racontait autrefois et ceux d’aujourd’hui? Non et oui! Les mensonges on les racontait aussi dans les siècles passés, mais actuellement, grâce au téléphone et à Internet, ils voyagent plus vite!

 

Longin Kizobo Langh

Tu ne mentiras pas, même au téléphone