SE NOURRIR

Un saint homme tenait un jour une conversation avec Dieu. Il lui dit: - Seigneur, j’aimerais savoir comment est le paradis et comment est l’enfer.

Dieu conduisit le saint homme vers deux portes. Il ouvrit l’une d’entre elles et permit ainsi au saint homme de regarder l’intérieur.

Au milieu de la pièce, il y avait une immense table ronde. Et, au milieu de la table, il y avait une grosse marmite contenant un ragoût à l’arôme délicieux.... Le saint homme saliva d’envie. Les personnes assises autour de la table étaient maigres et livides. Elles avaient, toutes, l’air affamé. Elles tenaient des cuillères aux très longs manches, attachés à leurs bras. Toutes pouvaient atteindre le plat de ragoût et remplir une cuillerée. Mais, comme le manche de la cuillère était plus long que leurs bras, elles ne pouvaient ramener les cuillères à leur bouche. Le saint homme frissonna à la vue de leur misère et de leurs souffrances.

Dieu lui dit: Tu viens de voir l’enfer.

Tous deux se dirigèrent alors vers la seconde porte. Dieu l’ouvrit, et la scène que vit le saint homme était identique à la précédente. Il y avait la grande table ronde, la marmite de délicieux ragoût, qui fit encore saliver le saint homme. Les personnes autour de la table étaient également équipées de cuillères aux longues manches. Mais, cette fois, les gens étaient bien nourris, replets, souriants et se parlaient en riant.

Le saint homme dit à Dieu: Je ne comprends pas !

- Eh bien, c’est simple, répondit Dieu, c’est juste une question d’habileté. Ils ont appris à se nourrir les uns les autres, tandis que les gloutons et les égoïstes ne pensent qu’à eux-mêmes.

 

Il faut croire que l’enfer est bien souvent sur terre !»

 

SAVOIR COMMUNIQUER

Un roi rêva qu’il avait perdu toutes les dents. Après s’être réveillé, il donna l’ordre d’appeler un savant pour qu’il interprète son rêve.

 «C’est terrible mon roi!» le savant s’exclama : «Chaque dent tombée représente la perte d’un parent de votre majesté».

«Quelle idiotie!» - cria le roi, terriblement fâché -. Comment oses-tu me dire une chose pareille? Alors, il appela son garde et ordonna de lui donner cent coups de fouet.

Plus tard, le roi appela un autre savant capable d’interpréter son rêve. Le savant, après avoir écouté le roi avec attention, lui dit : «Votre majesté, quel grand bonheur vous a été réservé ! Le rêve signifie que votre majesté survivra à tous ses parents».

Le roi sourit de satisfaction. Il ordonna qu’on lui donne cent pièces d’or.

Lorsque celui-ci sortait du palais, l’un des courtisans, très étonné, lui dit: «Ce n’est pas possible! L’interprétation que vous avez faite du rêve est la même que celle du premier savant. Je ne comprends pas pourquoi le premier a été récompensé avec cent coups de fouet et vous, avec cent pièces d’or».

 «Rappelle-toi bien, mon ami», répondît le deuxième savant, «tout dépend de la manière de dire les choses... l’un des plus grands défis de l’humanité est d’apprendre à dire les choses comme il faut.»

 

De la communication dépend, plusieurs fois, le bonheur ou le malheur, la paix ou la guerre. La vérité doit être dite dans n’importe quelle situation, cela ne tient pas de doute, mais la forme dans laquelle elle doit être communiquée est ce qui provoque les problèmes. La vérité peut être comparée à une pierre précieuse. Si nous la lançons contre le visage de quelqu’un, il peut blesser, mais si nous l’enveloppons d’un emballage délicat et nous l’offrons avec tendresse, elle sera certainement acceptée avec plaisir.

 

REMERCIEMENT

Une fois des bandits assaillirent Matthew Henry, le fameux commentateur biblique anglais (1662-1714), et certains de ses amis lui demandèrent comment il a pu s’en sortir. Ils s’attendaient à l’entendre prononcer une plainte contre Dieu. Mais leur surprise fût grande quand Henry leur répondît:

«Je remercie Dieu. Devant cet événement, j’ai quatre choses pour le remercier. D’abord, je le remercie parce que c’est la première fois qu’on m’assaillit. Deuxièmement, je le remercie parce que les bandits m’ont volé le sac et ils ont respecté ma vie. Troisièmement, je le remercie parce que, même s’ils m’ont tout volé, cela n’était pas beaucoup. Et finalement, je le remercie parce que ce sont eux qui m’ont volé et ce n’était pas moi le voleur».

 

Dans tout ce qui se passe dans notre vie, il y aura toujours des raisons suffisantes pour être reconnaissants.