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Oberu-Oedo Charles Il était né à Magoro, Usuk, diocèse de Tororo, le 11 août 1954. Ordonné prêtre en 1980. Décédé à Akaikai, sur la route de Soroti à Moroto, à 16h30 le 22 septembre 1988. Il venait de sa paroisse de Toroma. Caché dans l'herbe, quelqu'un tira contre sa voiture. Sérieusement blessé, il fut secouru et transporté par des bénévoles jusqu'à l'hôpital de Soroti, où il arriva mourant. Un meurtre inexplicable. La zone était contrôlée par les forces du FOBA (Force Obote Back Again), rebelles hostiles au gouvernement de Kampala, luttant pour le retour de Milton Obote et souvent mêlés à des actions de banditisme.
Ochanda Santo Le 14.11.1989, l'abbé Santo rentrait de Kampala, accompagné d'un jeune garçon. Dans la capitale, trois jours avant, il avait participé à l'enterrement de son frère. Après avoir acheté de la nourriture au marché de Warr, il prit la route de Nyapea. Tout à coup, il fut arrêté par un groupe de gens, dont deux armés de revolver. Ils voulaient la voiture. L'abbé Santo se rendit compte que c'étaient des camarades de classe. Par un geste rapide, il prit la clé du véhicule et la jeta loin. Les bandits tirèrent sur lui et sur son ami, et les tuèrent. Puis ils disparurent, sans emporter la voiture. Un crime très difficile à expliquer. Il paraît qu'à l'origine de la décision d'éliminer l'abbé Santo il y avait une histoire de jalousies entre quelques membres de sa famille. Il était né à Warr, Arua, le 11.5.1959.
Omel Charles Lokolimoe L'abbé Charles Omel Lokolimoe, prêtre du diocèse de Moroto, a été tué le 20 juin 1999 sur la route Nabitatuk-Moroto. Frappé par une balle, il fut ensuite poignardé. Plusieurs hypothèses ont été avancées: l'une d'elles serait la vengeance de la mort d'un Pokot tué quelque temps avant par des Mathenico.
Oriang Ananias Fils de parents catholiques, Ananias est né à Minakulu, dans le district de Lango Ouest. Après l'ordination, l'abbé Ananias fut chargé de l'apostolat des laïques et des étudiants. En septembre 1968, il partit à Rome où il obtint la licence en Droit civil et en Droit canon. Rentré en Ouganda en 1975, il fut nommé Secrétaire de l'enseignement dans le diocèse de Lira. Les écoles de toutes dénominations venaient d'être nationalisées et l'abbé Ananias fit de son mieux pour assurer l'enseignement religieux des élèves catholiques. Homme simple et doux, il parvint à surmonter bien des difficultés. L'autorisation pour le personnel de l'Église d'enseigner la religion dans les écoles contrôlées par le gouvernement fut certainement le résultat de son patient travail de médiation. Il distribuait des livres religieux presque partout. Nommé représentant des mouvements catholiques laïcs diocésains au sein de la Conférence épiscopale et curé de la paroisse de la cathédrale (1978), il entra en contact avec des gens persécutés par Idi Amin. Grâce à lui, plusieurs individus traqués par les espions du gouvernement eurent la possibilité de se sauver. Malgré l'invitation à ne pas s'ingérer dans ce genre de problèmes, et tout en sachant que son nom était parmi les premiers sur la liste des tueurs à gages du régime, l'abbé Ananias ne changea pas de comportement. Le 19 mars 1979, fête de saint Joseph, la police secrète s'installa nombreuse à Lira. Trois jours plus tard, l'abbé Ananias se rendit en voiture au Collège Comboni pour alerter un professeur, John Ocan, qu'ils allaient l'arrêter. Le professeur s'échappa immédiatement. Moins d'une heure plus tard, la police secrète arriva au Collège Comboni. La nuit précédente, en plein couvre-feu, il avait sauvé un autre VIP dont la maison était située dans un quartier où il y avait beaucoup de Nubi (musulmans, gardes privilégiés d'Amin). La disparition de cette proie très recherchée les avait rendus furieux. Bien qu'il eût agi le plus rapidement possible, l'abbé Ananias ne pouvait pas passer inaperçu. Un nubi avait enregistré le numéro d'immatriculation de sa voiture. La nuit du 23 mars, l'abbé rendit visite à la famille d'un jeune catholique tué par la police et abandonné au bord de la route. Cela non plus ne passa pas inaperçu. Le jour suivant, un samedi, vers 12h00, l'abbé Ananias s'arrêta au marché pour acheter un peu de viande pour le dimanche. Un agent de la police de ronde au marché s'approcha et lui demanda s'il était l'abbé Ananias. "Oui. Est-ce que vous avez besoin de quelque chose?", répondit l'abbé. La réponse fut une grêle de poings et de coups de pied. D'autres policiers arrivèrent. Ils le firent entrer dans sa propre voiture, un policier se mit au volant et se dirigea tout droit aux casernes de la police militaire, non loin du marché. Le soir nous avons appris que sur la route d'Aler, tout près de la vieille ferme de la mission, il y avait un cadavre, gardé par un groupe de Nubi. Ce n'est que le lendemain que la nouvelle de la disparition de l'abbé et celle du corps abandonné sur la route d'Aler se répandit comme un feu de brousse. Le corps était vraiment celui de l'abbé: le visage, défiguré par les coups, était tourné vers le sol; les mains étaient attachées au dos. Une semaine plus tard, il y eut un accident qui troubla les gens: Aliro, un espion de la police secrète, tomba de la moto qui avait appartenu à l'abbé et mourut. Son corps resta plusieurs jours sur la route, car personne ne voulait l'enterrer, pas même les membres de sa famille ni son père, un musulman, qui invita les gens à le laisser là où il était tombé "à cause de ce qu'il avait fait à l'abbé". Le mercredi de la semaine sainte, 11 avril, dix-neuf jours après l'assassinat de l'abbé, l'Evêque, escorté de quelques militaires Madi, gens de sa propre tribu, put finalement se rendre à l'endroit où gisait le corps et le récupérer. Une tombe fut creusée près de la cathédrale. Pendant la première semaine de juin, on organisa des funérailles solennelles pour l'abbé Ananias ainsi que pour le P. Joseph Santi, un missionnaire Combonien tué le 14 avril par les soldats d'Amin.
Oyuru Lawrence "Un nouveau martyr de cette guerre oubliée par tous", a déclaré Mgr John Baptist Odama, Archevêque de Gulu dans le nord de l'Ouganda, commentant la mort de l'Abbé Lawrence Oyuru. Curé de Ochero, dans le diocèse de Soroti, il a été tué le 1er septembre 2003, lors d'une embuscade tendue sur la route par les rebelles de l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA). Avec le prêtre sont aussi mortes 24 personnes qui voyageaient dans l'autobus de ligne.
Ttondo Pierre "Le Diocèse de Ruyigi a la profonde douleur de communiquer à la communauté ecclésiale de Ruyigi, du Burundi, de Kawala et de Puganda, le décès inopiné de notre prêtre Pierrer Ttondo, Fidei Donum de l'Archidiocèse de Kampala (Uganda). Actuellement Curé de la Paroisse de Kiguhu, il se rendait aujourd'hui le 05/08/2002 à l'Evêché de Ruyigi pour des colloques concernant la pastorale de sa paroisse. A la hauteur de 28 km de Ruyigi à Kibogoye, en Province de Gitega, il est tombé dans une embuscade des rebelles et y a trouvé la mort. La Pajero qu'il conduisait a été brûlée. Deux autres personnes à bord du véhicule ont eu la vie sauve. Nous recommandons le prêtre Peter Ttondo à la prière fervente des prêtres, des religieux et religieuses ainsi qu'à celle des fidèles, afin que le Seigneur lui accorde la paix des justes, et à ses assassins, le sincère repentir et le propos de ne plus commettre tant de délits sur les personnes innocentes". L'abbé Ttondo était âgé de 45 ans. "Le tragique épisode est intervenu 24 heures avant le début d'un nouveau tour de négociations à Dar es Salaam (Tanzanie) entre le gouvernement burundais et les rebelles. L'armée et les rebelles se sont accusés mutuellement d'être les responsables de la mort de l'abbé".
Wasswa Kalamula Michel Né à Kibanga, paroisse de Ggoli, dans la région de Mawokota, en juin 1946, Ordonné prêtre le 18 mai 1975. Curé à Biina et à Buyege. Depuis janvier 1982, il enseignait au Grand Séminaire diocésain St Mbaga. Le 10 février 1983, l'abbé Michel sortit pour aller acheter des vivres avec le véhicule du séminaire conduit par Kiyingi Luwombo Ssalongo. Ils furent arrêtés à la barrière érigée par les soldats de l'UNLA (Armée Nationale de Libération de l'Ouganda), à Bujuko. Les soldats venaient de dépouiller les passagers d'un mini-bus. Alors l'Abbé Michel décida de rentrer à Kampala. Une nouvelle barrière les attendait, à la hauteur de Buloba, où les militaires les invitèrent à ne pas continuer, car des coups de fusils avaient retentis en direction du village de Kiwumu. L'Abbé Michel prit alors le raccourci de la route vers le croisement Mityana-Masaka. En atteignant le village de Manja, il croisa un camion Fiat portant l'inscription "Transocéan", chargé de gens en uniforme de l'UNLA. Du camion quelqu'un ouvrit le feu contre la voiture du séminaire. Un pneu crevé, la voiture, glissa et sortit de la route. L'Abbé Michel et une femme qui était aussi à bord descendirent et commencèrent à courir vers l'herbe. Les UNLA les suivirent avec une grêle de balles. La femme fut tuée sur-le-champ; l'abbé grièvement blessé, décéda quelques heures plus tard. Des sources fiables affirment que les tueurs venaient de la barrière militaire de Buloba. Entre-temps, le chauffeur réussit à sortir de la voiture et à s'échapper indemne. Tard dans la journée il arriva à Kampala, où il raconta au supérieur du séminaire ce qui était arrivé à l'abbé Michel. Accompagné de quelques soldats du camp de Mpigi, le cardinal Nsubuga se rendit à Manja, où il trouva le corps de l'abbé et de la femme.
Tués après la
publication
du livre
Oyuru Lawrence
"Un nouveau martyr de cette guerre oubliée.
Voilà plus d’un mois que le diocèse de Soroti connaît des attaques de la
guérilla. Les embuscades sur les routes sont une des techniques préférées des
rebelles pour semer la terreur contre des civils innocents", a déclaré Mgr John
Baptist Odama, Archevêque de Gulu, dans le nord de l’Ouganda, commentant la mort
de l’Abbé Lawrence Oyuru. Curé de Ochero, dans le diocèse de Soroti, il a été
tué le 1er septembre 2003, lors d’une embuscade tendue sur la route par les
rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA). Avec le prêtre sont aussi
mortes 24 personnes qui voyageaient dans l’autobus de ligne.
Ttondo Pierre
"Le Diocèse de Ruyigi a la profonde douleur
de communiquer à la communauté ecclésiale de Ruyigi, du Burundi, de Kawala et de
Puganda, le décès inopiné de notre prêtre Pierre Ttondo, Fidei donum, de
l'Archidiocèse de Kampala (Ouganda).
Actuellement curé de la Paroisse de Kiguhu, il se rendait aujourd'hui le 5 août
2002 à l'Evêché de Ruyigi pour des colloques concernant la pastorale de sa
paroisse. A la hauteur du 28è km entre Ruyigi et Kibogoye, en Province de Gitega,
il est tombé dans une embuscade des rebelles et y a trouvé la mort. La Pajero
qu'il conduisait a été brûlée. Deux autres personnes à bord du véhicule ont eu
la vie sauve".
L'abbé Ttondo était âgé de 45 ans. "Le tragique épisode est intervenu 24 heures
avant le début d'un nouveau tour de négociations à Dar es Salam (Tanzanie) entre
le gouvernement burundais et les rebelles. L'armée et les rebelles se sont
accusés mutuellement d'être les responsables de la mort de l'abbé".
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