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Gakwerere Silas Né le 11 février 1956. Ordonné le 29. juillet 1984. Diocèse de Cyangugu. Vicaire à Shangi, 1984 et à Nyamasheke, 1987. Curé à Hanika, 1990. Sauté sur une mine, le 19 août 1992.
Sindambiwe Silvio Fils d'Etienne Gafali et de Véronique Kampunga, Silvio était né à Mucubira (paroisse de Nyanza, Préfecture de Gitarama), en 1950. Baptisé en 1955. Études secondaires au Petit Séminaire de Save. Philosophie et théologie à Nyakibanda. Ordonné à Nyanza, en 1976, pour le diocèse de Butare. Après deux années comme recteur du Séminaire préparatoire de Cyahinda (1976-1977), il se rendit en France (Lille) pour un cours de journalisme. Dès sa rentrée au Rwanda, il fut nommé directeur du journal catholique Kinyamateka et Secrétaire du Bureau National des Mass média. Il anima des programmes religieux à la radio en langue française et enseigna 'Moyens de Communication Sociale' au Grand Séminaire de Nyakibanda. Après une année de repos forcé, conséquence d'un accident routier, en janvier 1987, il fut nommé vicaire de la cathédrale de Butare et curé quelques mois plus tard. Décédé le 7 novembre 1989, à l'Hôpital de Butare, où il avait été évacué à la suite d'un nouvel accident de circulation, survenu sur la route Butare-Kigali. La voiture de l'abbé avait été écrasée par un gros camion: deux passagers étaient morts sur le coup, alors qu'un quatrième était gravement blessé. F. Misser a écrit de lui: "Un journaliste courageux. Il avait dénoncé la corruption de certains individus importants et la violation de droits humains dans les prisons rwandaises. Je l'ai rencontré en octobre dernier: il m'a dit qu'il avait été contraint à démissionner du journal, à cause des intimidations de la part de la police. Un jour, un policier avait même versé sur lui un seau plein d'excréments humains! Au tribunal qu'il avait saisi de cette affaire, l'abbé avait été réprimandé: "Comment osez vous accuser l'Etat?"… Il démissionna fin 1986, tout en continuant à parler contre l'injustice et la discrimination dont étaient victimes les gens du sud et la minorité tutsi. Après l'accident de juin 1986, quelqu'un lui avait envoyé un petit mot disant que "c'était le dernier avertissement". À l'enterrement, son frère a dit aux fidèles présents: "Vous connaissiez l'abbé Silvio. Surtout pour des choses concernant la justice, il pouvait sembler parfois un provocateur. Mais il le faisait toujours en bonne foi et pour le bien de tous. C'est pourquoi il devrait être pardonné".
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