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Bikoa Materne Ordonné en 1979. Études au Grand Séminaire de Nkol Bissoan. Il arrivait exactement lorsque les assassins étaient en train de tuer l'abbé Kounou. Témoin inopportun, il fut tué lui aussi.
Kounou Jean Originaire du Département de la Lekie Ordonné prêtre en 1941. Etudes théologiques au Grand Séminaire de Mvolye. Séminariste avec Foulbert Youlou et Boganda. Prélat de S. Sainteté. De 1959 à 1979 curé à Ngomedzap, diocèse de Mbalmayo. Puis il se retira auprès de l'évêque de Mbalmayo. Tué en 1982, avec M. Bikoa. Les deux assassins sont entrés chez lui. L'un d'eux était le cuisinier. Ils cherchaient l'argent qu'un jeune homme avait déposé chez l'abbé Kounou. Ne l'ayant pas trouvé, ils massacrèrent le prêtre à coups de bâtons.
Mbassi Joseph Sixième enfant d'une famille de dix, il était né à Louai (Oba-la) le 1er septembre 1952. Il travailla pendant trois ans dans les paroisses de Messa-Muele (Awae), Abong-Mbang et Bertoua. Ensuite il fréquenta la Haute Ecole des Sciences et Techniques de l'Information. Nommé membre de la commission pour les Communications Sociales de l'archidiocèse de Yaoundé, il redémarra le mensuel catholique L'Effort Camerounais, après une interruption de 13 ans. On le trouva mort le matin du 26 octobre 1988 dans sa chambre, à la Cité du CNC. Son corps était horriblement mutilé et couvert de sang. «Qui a tué l'abbé Mbassi?» se demandait le journal Cameroun Tribune. Ce n'a pas été l'œuvre de voleurs, du fait que, dans la chambre, rien n'a été touché ou emporté, ni la radio, ni l'argent». L'Effort Camerounais lui rendit l'hommage suivant: «Il a passé à travers la vie comme un météore. Il a transmis au journal sa jeunesse, sa vitalité, sa diligence, son enthousiasme, sa compétence».
Mveng Engelbert Le matin du 23 avril 1995 le P. E. Mveng fut trouvé mort. Etranglé, couché dans son lit face au plafond, une profonde blessure à la tête. Un meurtre inexplicable, puisque rien n'avait été emporté de sa chambre. Le P. Mveng éait né le 9 mai 1930 à Enam-Nkal, paroisse de Miniaba, de Jean Amougou et Barbe Ntolo. Études secondaires au Petit Séminaire de Yaoundé. Après une année au Grand Séminaire de Yaoundé, en 1951, il entra au noviciat de la Compagnie de Jésus à Djuma (Rep. Dém. du Congo). Le 22.09.1953 il fit sa première profession. Études philosophiques à Eigenhoven (Belgique) et théologiques à Lyon (France). Ordonné prêtre en 1963. Poète, peintre, écrivain, enseignant d'histoire à l'Université de Yaoundé de 1965 à 1995. «La riche personnalité du P. Mveng faisait de lui un jésuite aux qualités remar-quables dont la réputation avait depuis longtemps franchi les frontières du Cameroun et même celles du continent africain". Engagé dans le mouvement culturel de la Négritude, le P. Mveng fut un promoteur convaincu de la nécessité et de la possibilité d'un christianisme inculturé. «L'inculturation est probablement le problème-clé ainsi que le plus grand défi de la théologie africaine…". «Le contexte socio-historique du processus de la conversion de l'Afrique à l'Eglise de Jésus Christ a connu maintes hypocrisies et soulève bien des questions qu'il est inutile d'éluder». L'atelier d'art religieux fondé par le P. Mveng à Yaoundé se proposait de concrétiser l'inculturation et de reproduire des modèles d'ornements liturgiques puisant leur inspiration dans l'art africain. Parmi les œuvres artistiques du P. Mveng: les mosaïques de Notre Dame d'Afrique (basilique de Nazareth, Israël) et de N. D. des Victoires (cathédrale de Yaoundé; les tableaux de la chapelle du Collège Hekima (Nairobi). Pendant plusieurs années il fut le secrétaire de l'Association œcuménique des Théologiens Africains (EATWOT). En présentant le livre des Actes de la Rencontre Panafricaine du Caire, il écrivait: «L'œcuménisme en Afrique doit aller au-delà de l'inventaire de nos traditions respectives, de la simple affirmation de nos vieilles identités. Nous sommes invités aujourd'hui à nous engager pour refaire l'unité visible de l'Eglise du Christ. Les Eglises d'Afrique, très dynamiques et efficientes dans les premiers siècles de la chrétienté, peuvent fournir encore une contribution irremplaçable dans l'édification de l'unité visible du Corps du Christ". A propos du rôle libérateur de la théologie, il souligna la force libératrice des Béatitudes. "La libération latino-américaine veut se libérer de l'impérialisme, du capitalisme du Nord… en Afrique la théologie de la libération pose la question de Dieu". En 1977 il fonda une association religieuse, la «Famille des Béatitudes», qui se heurta à plusieurs difficultés. Elle devait vivre le Message des Béatitudes, qui "proclament que les puissances et les agents de la mort qui nous assaillent tous les jours, la pauvreté, la faim, la soif, l'injustice, l'humiliation, le péché, la haine, la violence seront surmontés, vaincus et dépassés par l'amour". "Une des choses qui me font pleurer, je le dis tout haut, c'est que l'Afrique sacrifie chaque jour les meilleurs de ses enfants sous prétexte qu'un tel a dit qu'il n'est pas d'accord avec tel chef d'État. Je ne peux pas comprendre qu'on condamne un homme à mort pour ses opinions". "Des voix coururent que l'assassinat du P. Mveng a été l'œuvre de "groupes mystiques', pratiquant des cultes exotériques et se disputant le contrôle de l'apparat de l'Etat. Ils procèdent à l'élimination des intellectuels, des gens qui dérangent".
Ndi Apollinaire Claude Il était curé de Nkol-Tobo par Awaé, Yaoundé. Assassiné à Yaoundé dans la nuit du 20 au 21 avril 2001, à Nkolndongo, par un inconnu. Les évêques camerounais ont dénoncé le meurtre de cet abbé comme "un assassinat qui allonge la liste des ouvriers apostoliques tués pour des mobiles et dans des circonstances jamais éclaircis par les enquêtes de police".
Yamb Joseph Prêtre âgé, ordonné vers 1941. Curé à Mandoumba (autrefois diocèse de Douala, actuellement d'Eseka). Étranglé avec du fil barbelé par des voleurs qui cherchaient l'argent récolté à l'occasion d'une fête.
Zambo Barnabé Né vers 1955 à Nsimalem, archidiocèse de Yaoundé. Passé à l'archidiocèse de Bertoua, où il était curé de Mbang. Mort le 24 mars 1989, probablement empoisonné par quelqu'un qui voulait se venger.
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