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Andeberhan Gebre-Amlak Né le 30 juillet 1949, à Haddish Addi (Anseba), diocèse d'Asmara, de Ghebre-Amlak Awalom et Tzegga Temnewo, orthodoxes. Aidé dans son discernement par le P. Yosief Mantai, il entra au noviciat des Capucins à Addis-Abeba le 10.08.1974. Première Première profession, 11.08.1975. Profession Perpétuelle, 04.10.81. Ordination sacerdotale 08.07.1984. Activité pastorale à Assab, Sheeb, Massawa, Saganeiti et Dire Dawa. Peu avant le dimanche de Pentecôte de 1994, ses confrères lui demandèrent d'aller célébrer la messe à Midagdu, diocèse de Harar, où la communauté chrétienne était restée sans assistance à cause de l'insécurité dans la région. Le conflit entre musulmans Oromo et chrétiens rendait dangereux les déplacements. Bien que conscient du risque P. Andeberhan accepta. En disant "au revoir" à ses confrères, il dit, souriant: "Priez pour moi... je pars, je ne sais pas si je reviendrai"! Deux jours plus tard, le 16.6.1992, il rentrait à Addis-Abeba, avec neuf passagers. Ils furent arrêtés par un groupe d'Oromo armés. Après avoir contrôlé l'identité des voyageurs et leur avoir dit qu'ils pouvaient continuer, ils ont tiré des rafales contre la voiture. P. Andeberhan et cinq autres passagers sont morts sur-le-champ. Trois autres ont été gravement blessés, alors que deux purent sortir et atteindre Metahara, où ils informèrent les soldats. Très sociable, sincère, intelligent, P. Andeberhan aimait plaisanter. Il connaissait tellement bien les chansons traditionnelles et la liturgie Geez, qu'on l'appelait "diacre", terme que dans l'Église Copte on donne à ceux qui accompagnent la liturgie en jouant du sistre. Il a été enterré à Addis-Abeba.
Mantai Yosief Mission Catholique de Keren. Vendredi, 26 octobre 1973, 9h30. Dans la cour il y a une grande foule. Nombreux sont ceux qui pleurent et crient. Dans une pièce à côté de l'église se trouve le corps du P. Yosief Mantai, entouré de prêtres, religieuses, agents de police, curieux. Il présente une profonde entaille au cou. P. Yosief a été victime d'une attaque pendant la nuit. Après l'avoir tué avec une hache, l'assassin a attaché le corps et l'a jeté dans un puits du jardin de la mission. Les traces de sang que le tueur n'avait pas réussi à effacer, ont facilité les retrouvailles du corps. L'auteur du meurtre: un ancien étudiant de l'école de la mission, qui en 1971 était passé de l'école Mehelab à celle de Saint Joseph, gérée par les Frères des Écoles Chrétiennes, à Keren. Il logeait chez les Capucins. Le 12 juin de la même année, il avait renoncé à l'islam et s'était fait chrétien. Intelligent et désireux d'apprendre, il était un des meilleurs étudiants. Quelques mois plus tard, cependant, il commença à faire preuve d'indiscipline. La direction de l'école prit la décision de le renvoyer. Ce n'est que grâce à l'intervention du P. Yosief que l'élève put terminer l'année scolaire. Mais les efforts employés pour persuader le jeune homme à changer, n'aboutirent à rien. Celui-ci était dévoré par une haine inexplicable, jusqu'à tuer son bienfaiteur. P. Yosief était né à Debre-Sina, Keren, le 29 août 1921, d'une famille orthodoxe. Jusqu'à l'âge de 13 ans il avait gardé le petit troupeau familial. Le contact avec un Capucin, P. Alfonso de Bondo, lui ouvrit un chemin différent. Après l'école primaire à la mission de Mehelab, il devint catholique et entra au séminaire des Capucins à Addi Ugri. Première Profession: 18 mai 1944; Prof. Perpétuelle, 18 mai 1947. Ordination sacerdotale le 21 décembre 1950. Il compléta sa formation avec un cours d'infirmier à l'hôpital Iteghé Menen, Asmara. Il travailla avec engagement, acceptant de prêter son service dans les régions difficiles. Il fut enseignant au séminaire de Keren d'octobre 1955 à septembre 1957. Par après, il fut nommé supérieur des communautés de Decamere et d'Addi Ugri, pour une période de trois ans. Affecté à la région des Mensa, à Mehelab, il y travailla pendant 17 ans, visitant, prêchant, assistant les malades et les pauvres.
Weldemariam Tesfaghiorghis Au petit matin du 7 mai 1977, deux individus, déguisés et armés, forcèrent la porte de la chambre du P. Weldemariam et lui tirèrent au coeur. Les assassins ont emporté peu de choses: un peu d'argent, la machine à écrire... Le fait que les chiens de la maison n'aient pas aboyé, confirme l'hypothèse que les auteurs du crime étaient des amis, peut-être des étudiants ou des enseignants. P. Weldemariam était né à Addi-Baur, dans l'Akele Guzai, le 28 juin 1940, de parents catholiques. Le contact avec les religieux de la mission de Saganeiti avait fait naître dans son esprit le désir de devenir Capucin. Ordonné le 29 mars 1970, par le Vicaire Ap. Zenone Albino Testa. Après trois ans d'activité pastorale à Tessenei, il fut nommé supérieur de la communauté de Dessié (Wollo) et directeur de l'école paroissiale. C'est là qu'il a été tué. P. Weldemariam était un homme méthodique, de caractère doux et calme. Bien que de santé faible, il faisait preuve d'un dévouement remarquable. Il aimait répéter: "Si le Seigneur et les supérieurs sont contents de ce que je fais, je suis heureux". Transporté de Dessié à Addis-Abeba, son corps a été enterré dans le cimetière de la capitale, en présence d'une grande foule.
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