Depuis 1901 on attribue chaque année le prix Nobel de la paix comme récompense à des individus ou à des communautés «ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix.».

L’humanité a besoin de voir des individus qui luttent pour la paix, les droits de l’homme, la liberté, le refus de la violence. Des voir des «artisans de paix », qui dans l’évangile de Matthieu (5,9) sont appelés ‘heureux’ et ‘fils de Dieu’.

Rien à voir avec le prix doté d’un montant d’environ un million d’euros par Alfred Nobel, convaincu par des amis à faire cela pour réparer «le mal qu’il avait causé avec sa dynamite»!

C’est cette béatitude qui est le thème du message de Benoît XVI pour la 46e Journée Mondiale de la Paix de 2013.

Un message qui veut « encourager tous les hommes à se sentir responsables de la construction de la paix dans le contexte actuel difficile.» La guerre reste le mal suprême, elle est contre le commandement fondamental: ’Tu ne tueras point’. Elle est, comme projet, le contraire de la vie. Elle nous concerne, car dans notre continent on voit se perpétuer des situations de guerre  qui ne produisent que victimes et sous-développement. (Les guerres en Afrique depuis 1960 ont fait plus de 9 millions de morts; entre 1990 et 2010, les différents conflits africains ont coûté la bagatelle de 250 milliards de dollars).

«J’ai du mal à reconnaître Dieu ici - s’exclame Mgr Louis Nzabanita, vicaire général du diocèse de Goma.-.

Bouleversé par les conditions épouvantables dans lesquelles vivent presque toutes les personnes ici, depuis des années, il m’arrive de me demander si Dieu existe encore. Je lui dis souvent : “Tu es du côté des plus pauvres, des plus petits. Dieu d’Amour, je sais que Tu es au plus près des plus faibles. Mais, parfois, j’ai du mal à Te reconnaître. J’espère que Tu vois tout ce qui se passe dans cette région et qu’un jour Tu vas agir pour ces gens qui t’implorent, pour ces innocents livrés entre les mains de tant de bourreaux.” Je n’ai pas perdu la foi, mais il m’arrive de douter, oui.»

Dans de très nombreux Etats, les armes et les soldats constituent toujours la dépense la plus grande. Même si  «L’accumulation des armes ne donne pas la sécurité. Aujourd’hui, on est en mesure de détruire le monde. Tout le monde est sur un baril de poudre connecté à tous les autres. Un imbécile peut provoquer l’étincelle capable de tout brûler. Nous devons faire attention: des ‘États voyous’ pourraient utiliser des bombes atomiques. ‘Si tu veux la paix, prépare la guerre’ est le plus grand mensonge. La guerre génère la guerre, pas la paix. La guerre est toujours souhaitée par le plus fort au détriment du plus faible. Si nous ne changeons pas de logique, la destruction est à portée de main. Les médias utilisés pour mondialiser l’économie, la violence et la bêtise, vous pouvez également l’utiliser pour une nouvelle économie mondiale au service de l’homme, une condition préalable pour une culture de la paix et la non-violence. » (Silvano Fausti, P. et M)

«Aujourd’hui, en cette période de crise économique, la tentation est forte de ne penser qu’à soi, bien plus, d’imputer aux autres peuples l’origine de ses propres problèmes, ceux du passé ou du présent. C’est ainsi qu’un peuple devient pour l’autre étranger ou ennemi. Les esprits se laissent gagner par une dangereuse culture du ressentiment, de la haine, de la peur. Et pourtant aucun peuple n’est un ennemi : tous ont souffert, tous sont animés de bonté. «Tous peuvent vivre ensemble!». Des mots prononcés à Sarajevo le 11.09.2012, - une ville qu’aux débuts des années 1990 avait connu des violences horribles (25.000 morts) - par des hommes et femmes de religions différentes. Rassemblés sur l’invitation de la Communauté de Sant’Egidio: des Eglises orthodoxe et catholique ainsi que des Communautés musulmane et juive ont rappelé que la guerre est un grand mal et qu’elle laisse un héritage empoisonné.»

«Nous sommes convaincus que l’heure n’est plus à la guerre ni à la conquête, mais bien plutôt à la coopération entre les peuples et que l’intégrité territoriale de la RDCongo doit être protégée et respectée par tous. A cet effet, nous estimons que l’exploitation illégale des ressources naturelles, qui est la principale cause de cette guerre, doit cesser.» Des mots prononcés à Kinshasa par les présidents des Conférences épiscopales et les évêques responsables des organisations Caritas nationales dans 34 pays d’Afrique (20.11.2012).

 

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