Entretien avec Sr Yvette Kimvunzila, originaire de Kinshasa (RDCongo), missionnaire au Cameroun.

 

Comment est née votre vocation et quel a été votre parcours ?

Je réponds au nom de Sr Marie Yvette Kimvunzila. Je suis franciscaine missionnaire du Sacré Cœur. La communauté est née à Rome. Ma vocation est née d’une rencontre avec les Sœurs dans la paroisse Saint Alphonse de Matete. J’étais petite, l’exemple des Sœurs à l’école et dans le groupe paroissial de formation m’a donné envie de les imiter et de devenir religieuse un jour. Je suis partie dire à mes parents que je veux devenir religieuse, et mes parents étaient d’accord. Après mes études, je suis entrée en contact avec les sœurs franciscaines missionnaires du Sacré Cœur au Cameroun et c’est grâce à la sœur Francisca, que j’ai reçu les brochures de la Congrégation des sœurs franciscaines missionnaires du Sacré Cœur.

Après la connaissance de la Congrégation, j’ai commencé la correspondance avec les sœurs. En 1997 et en 1999  les sœurs sont venues au Congo nous rendre visite et nous étions admises pour commencer la formation à la vie religieuse au Cameroun. Nous avons fait deux ans de postulat et deux ans de Noviciat.

 

Après votre première profession, où aviez-vous travaillé et quelle a été votre apostolat ?

D’abord, après ma première profession en 2003, j’ai travaillé au Cameroun, à Yaoundé, j’étais au dispensaire, j’aidais les Sœurs qui travaillaient au dispensaire pour avoir une expérience avant d’aller dans une école des infirmiers. Ensuite je suis allée à l’ITPR, une école pastorale pour les prêtres, les religieux et les religieuses. En fin je donnais la catéchèse aux enfants pour la première communion.

 

Quels sont les défis pastoraux que vous aviez rencontré ?

Les défis majeurs de ma pastorale furent la différence de mentalité et la langue. J’avais de difficulté de me faire comprendre à cause de notre façon de nous exprimer. Des fois quand je parlais on ne me comprenait pas. Pour faire un vrai apostolat, je suis convaincue qu’il faut connaître la langue du lieu. Moi, je trouvais beaucoup de difficultés. Je crois, d’ailleurs, que cela peut arriver à tout missionnaire désireux de s’insérer.  Jusqu’à accepter les moqueries des enfants. Ils sont des correcteurs terribles: quand je m’entretenais avec eux, ils repétaient amusés mes mots incorrects.

 

Quelles sont les réalités qui vous ont plus marquée positivement et négativement ?

Je suis marquée positivement par l’accueil du peuple camerounais. En dépit des difficultés inhérentes à la vie, il ya eu une collaboration mutuelle. Je suis aussi impressionnée par la joie de vivre ensemble  et la solidarité au-delà des nos origines.

J’ai remarqué souvent que la division  anglophone et francophone se fait sentir dans les comportements des gens.

 

Quels conseils donneriez-vous, surtout aux jeunes filles, qui désirent s’engager dans  la vie religieuse ?

Je dirai que la vie religieuse c’est un choix sérieux. C’est nous-mêmes, avec l’aide de Dieu, qui prenons la décision d’y entrer. Elle demande  prière,   persévérance, fidélité.

Je me dis aujourd’hui que si j’étais forcée par quelqu’un d’aller au couvent, je n’y résisterais même pas un mois. Sans éxagerer, naturellement: la vie est difficile partout, surtout si on s’engage pour la vivre avec cohérence!

 

Propos recueillis par Augustin Fene-Fene et Henri Likingi, mccj.

Accueil

Editorial

Courrier

Qu’est-ce qu’on
nous raconte!

Le Printemps
arabe

C’était le
1
er janvier

Malgré le
dhandicap

Justice, Paix
et Réconciliation

Décalogue
de la Paix

Benoît XVI
en Afrique

D’abord... Justice

Ethiopie:
dès les débuts

Les Dames
de la Paix

Entretien

Migrer: gain
ou perte

Le bonheur dans le monde

Vademecum