Dans le Nouveau Testament, nous voyons que Jésus multiplie les appels à le suivre. Là où il passe, il cherche des gens disposés à l’écouter, des gens qui ensemble avec lui, désirent devenir des messagers du salut et de l’amour de Dieu. Il veut que tout le monde sache que les hommes sont aimés du Père. Parmi les disciples il en choisit douze, les Apôtres - comme dit l’Evangile de Marc-  «afin qu’ils soient avec lui, pour les envoyer prêcher et avec le pouvoir de chasser les démons» (3, 13-15).

Ce matin-là Jésus était monté sur une colline. A l’horizon l’azur du lac de Tibériade; beaucoup d’individus étaient assis en face de lui. Il les regarda avec amour et puis, après un long moment de silence, il prononça les douze noms. Et les douze se détachèrent de la foule et s’en allèrent avec lui. Ces douze disciples ont formé le noyau du nouvel Israël, les douze tribus de l’Église de Jésus.

 Il est le Fils envoyé, muni de pleins pouvoirs. «Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc et faites-moi des disciples de toutes les nations». Il les invite à partir, à sortir. Il les envoie. Le terme envoi signifie qu’on charge quelqu’un d’une mission. L’Église a reçu de son fondateur une tâche, une charge, un commandement. Jésus l’a envoyée prêcher l’évangile à tous les hommes. Il ne lui a pas confié d’autres tâches. Elle est envoyée aux païens pour être «le signe universel du salut».

L’Église continue la mission de Jésus. Près de vingt siècles d’histoire chrétienne se sont écoulés et la prière de Jésus: Que ton règne vienne (Mt. 6,9-13; Lc 11,2-4) est encore notre Prière. La tâche qu’il a confiée à ses apôtres et disciples continue d’être celle de l’Eglise.

C’est le devoir le plus sacré de tous les croyants. En Jésus il y a une apparente contradiction: le désir d’étendre son amour et son salut à tous et une vie humaine très limitée, dans le temps et l’espace. N’importe qui (un homme politique, une star du cinéma ou de la chanson, un commerçant ) peut attirer l’attention beaucoup plus que ne l’ait fait Jésus pendant ses trois années de prédication.

C’est à ses amis, à ses disciples que Jésus à confié la tâche de continuer son œuvre. C’est aux apôtres de réaliser le désir de Jésus. Il «envoie» les Douze comme des brebis parmi les loups (cf. Mt 10,16; Lc 10,3).

«Avance en eaux profondes» (Lc 5,4). Aujourd’hui comme hier, Jésus invite ses disciples à s’aventurer sur tous les océans… y compris celui du web. D’une poignée de pêcheurs galiléens, il a voulu faire des «pêcheurs d’hommes» (Mc 1,17). Et quand la tempête s’agite autour d’eux, il vient les rejoindre en leur disant : «C’est moi, n’ayez pas peur ! » (Jn 6,16-21).

L’œuvre des apôtres est la continuation de celle de Jésus, dans un monde qui est toujours trop vaste par rapport au nombre d’envoyés (Mt 9,37).

St Grégoire 1er remarquait: «La moisson est grande mais les ouvriers sont peu nombreux. De cette pénurie nous ne pouvons parler qu’avec une profonde tristesse, car il y a des gens qui écouteraient la bonne nouvelle, mais les annonciateurs font défaut.» C’était vrai au 6ème siècle et encore plus de nos jours!

Dans la cérémonie du départ, les missionnaires reçoivent le crucifix, avec les paroles de St. Paul: «Alors que les Juifs demandent des signes et que les Grecs sont en quête de sagesse, nous proclamons, nous, un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais pour ceux qui sont appelés, c’est le Christ, puissance et sagesse de Dieu.» (1Cor 1,23-25)

La possibilité de l’échec, de ne pas être accueilli,  fait partie de tout envoi, de toute évangélisation. Ce n’est pas le missionnaire, mais Dieu qui garde la réponse des gens. Et voilà, maintenant, les douze se présentent:

 

Simon, surnommé Pierre

Mon nom de naissance était Simon. Mais Jésus m’a choisi comme point de référence pour la communauté et Il m’a appelé Pierre. Il m’a aussi dit: «Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon église» (Mt 16, 18). Vous savez que je suis un type impulsif, mais j’ai vraiment aimé Jésus J’étais un pêcheur de Galilée, de Betsaïde, et Jésus, un jour, lorsqu’il passait au bord du lac, monta sur ma barque pour pouvoir annoncer sa parole aux gens qui l’écoutaient. Après cela il me dit de jeter les filets et la pêche fut vraiment extraordinaire, miraculeuse! Confondu, je me jetai à ses pieds, en lui disant que je n’étais qu’un pauvre pécheur. Mais lui, il me répondit: «Sois sans crainte. Tu seras un pêcheur d’hommes» (Lc5.10) J’ai tout quitté et je l’ai suivi. Je l’ai vu glorieux, sur le Thabor, le jour de sa Transfiguration. Je l’ai vu dans l’angoisse et pleurant, dans le jardin des oliviers; pris par la peur, je l’ai trahi, en disant que je ne le connaissais pas. Mais quelques instants plus tard j’ai pleuré mon reniement! Je l’ai regardé de loin, lorsqu’il mourait sur la croix.

Puis je l’ai vu ressuscité et toujours sur les rives du lac de Galilée, où j’étais reparti à la pêche, il me confirma dans mon mandat en tant que chef des apôtres. Il m’a dit que si je l’aimais - il me le demanda à trois reprises - je devais paître ses brebis. Après la Pentecôte, l’Esprit Saint me condusit dans des villes différentes, mais à la fin il m’établit à Rome, où j’annonçai l’Evangile du salut et je donnai ma vie pour mon Seigneur, sur la croix, avec la tête

Maintenant mon successeur est l’Evêque de Rome, le Père de toutes les nations.

 

André

Mon nom est André, je suis le frère de Simon Pierre. J’étais un disciple de Jean le Baptiste et j’étais un pêcheur comme mon frère. J’ai été le premier apôtre appelé par le Seigneur. C’était à quatre heures d’un après-midi ...

Je me souviens de ce jour-là comme si c’était hier, lorsque Jésus, marchant sur les rives du fleuve Jourdain, m’invita chez lui. Ça a été un moment agréable. Rentré à la maison, j’ai parlé de cette rencontre à mon frère et à tant d’autres. Mon nom est grec, il signifie ‘homme’. Un groupe de Grecs qui voulaient connaître le Seigneur, s’adressèrent à moi et je fus le médiateur. Après la Pentecôte, je suis devenu un prédicateur et un interprète de Jésus dans le monde grec. Je suis mort à Patras, où j’ai souffert moi aussi, à cause da la foi dans le Christ, le supplice de la crucifixion. C’était une croix en forme de X, que parfois on appelle décussée ou la croix de Saint André.

 

Jacques

Mon nom est Jacques, du nom du célèbre patriarche Jacob. Les Grecs l’avaient transformé en Iakobos. Fils de Zébédée, je suis le frère de Jean, un apôtre plus célèbre que moi. Avec lui et avecPierre j’ai eu le privilège d’être aux côtés à des moments importants de sa vie, comme sa Transfiguration et l’agonie dans le jardin du Gethsémani. Ainsi que Jean et Pierre, je faisais le  pêcheur, mais j’ai laissé ma barque et le lac que j’aimais beaucoup pour suivre Jésus. Pour moi, c’était comme commencer une nouvelle vie. J’aimais beaucoup Jésus. C’est pour cela qu’un jour, en colère quand les gens d’un village de Samarie avaient refusé de l’accueillir, Lui ai demandé à Jésus de faire tomber un feu pour les détruire. Mais Jésus me regarda avec compassion: de lui et de son amour pour tous les hommes je n’avais rien compris. Moi, Jacques, qu’on appelait aussi le ‘major’, j’ai été éliminé par ordre d’Hérode Agrippa, vers l’année 43.

 

Jacques d’Alphée

J’étais un cousin de Jésus et, comme lui, originaire de Nazareth. On m’appellera Jacques le Mineur, pour me distinguer des fils de Zébédée. J’ai joué un rôle important dans l’Église primitive et dans le Conseil apostolique célébré à Jérusalem, où j’ai dit avec Pierre et les autres que les païens pouvaient être accueillis dans l’Église sans se soumettre à la circoncision. J’ai vu Jésus ressuscité, comme le dit Paul dans la première Lettre aux Corinthiens (15,7), et comme Pierre, j’ai été appelé un ‘pilier’ de l’Église. J’ai aussi écrit une ‘Lettre’. L’historien juif Joseph Flavius Josèphe parle de ma mort décrétée par Anano, le Grand Prêtre, fils d’Anne et dont parlent les Evangiles. Il me fit lapider autour de l’an 62.

 

Jean

Je suis Jean, fils de Zébédée, frère de Jacques. J’étais le plus jeune des apôtres. J’étais pêcheur avec mon père, mon frère et Pierre. Mais le jour que j’ai connu Jésus, j’en suis resté fasciné. Je suis le «disciple que Jésus aimait.» J’ai toujours cherché à le suivre tout le temps. Je ne l’ai pas abandonné, même pendant sa passion, jusqu’aux pieds de la croix. D’ailleurs, c’est du haut de sa croix qu’il ma confié sa mère, Marie, qui après est restée toujours avec moi. Trois jours après sa mort, je l’ai vu ressuscité. J’ai vu son tombeau vide. Son visage était lumineux et j’étais là avec les autres lorsqu’Il nous assura son amour profond: «Je vous laisse la paix. Recevez l’Esprit Saint. A qui vous remettrez les péchés, ils seront remis » (Cf. Jn 20,19-23).

J’ai eu le bonheur de le voir encore pendant quarante jour, j’ai mangé le pain et le poisson grillé sur le feu par lui sur le lac, je été spectateur de la pêche miraculeuse que nous sommes arrivés à faire grâce à lui, après une nuit de fatigue inutile. Au cours de sa vie publique, j’ai vu tant de miracles faits par lui, entendu ses mots merveilleux, et j’ai voulu tout rapporter dans mon évangile. Surtout, j’ai voulu être l’apôtre de l’amour qu’Il annonçait à tous: « Aimez-vous les uns les autres, comme le Seigneur vous a aimé ». Vous pouvez trouver ça dans mon Evangile et les trois Lettres que j’ai écrites. J?ai été à Ephèse et dans l’île de Patmos. C’est là que j’ai écrit l’Apocalypses, le dernier livre du Nouveau Testament, qui termine avec le mots: « Viens, Seigneur Jésus! »

 

Matthieu

Je suis Matthieu. J’ai faisais le collecteur de taxes et je trichais. Jésus m’a vu alors que j’étais au banc et dit: «Suis-moi!» (Mt 9, 9). Et tout de suite je me suis levé et je Le suivis. Je l’avais entendu dire: «Si tu veux être parfait, vends tout ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres et tu auras un trésor dans les cieux; puis viens, suis-moi.»(Mt 19:21).

Il voulut changer mon nom. Avant, je m’appelais Levi. Au cours du repas que je lui ai offert dans ma maison, il a voulu m’appeler Matthieu, ce qui signifie «don de Dieu. » « Oui, Jésus accueillait tous, les publicains et les pécheurs. J’ai écrit un Evangile pour annoncer à tous la miséricorde de Dieu et inviter tout le monde à suivre le Christ avec décision. J’ai été martyrisé en Ethiopie.

 

Philippe

Mon nom est Philippe et j’ai été appelé par Jésus comme ça, par hasard. J’étais en train de me promener et on s’est croisés. Vraiment, une rencontre fortunée! Un jour inoubliable est celui de la multiplication des pains et des poissons, quand Jésus nourrit des milliers de personnes avec seulement cinq pains et deux poissons qu’un petit garçon portait. Je suis moi aussi originaire de Bethsaïde comme Pierre et André. Mon nom, cependant, est grec et signifie «amateur de chevaux.». «Après avoir été appelé par Jésus, j’ai rencontré un ami, Natanaël (l’apôtre Barthélemy), et j’ai lui dit: «Nous avons trouvé celui de qui Moïse a écrit dans la Loi et les Prophètes ont annoncé, Jésus, le fils de Joseph, de Nazareth. «Mais il m’a répondu: «De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon?». Je lui ai dit: «Viens et vois.» (Cf. Jn 1,45-46). Ici, je dois vous dire qu’il faut connaitre Jésus.. Jésus pour nous n’est pas seulement un maître, mais aussi un ami, un frère. Un jour, je lui ai demandé: «Montrez-nous le Père» et il m’a répondu: «Philippe, qui me voit, voit le Père »(cf. Jn 14, 8-11). Laissez-vous conquérir par Jésus, vous trouverez Dieu et avec lui la vraie vie. »

 

Thomas

Je suis Thomas. Mon nom provient d’une racine hébraïque, ta’man, qui signifie «jumeau». Pour cela, dans l’Evangile de Jean on m’appelle «Didyme» ce qui dans la langue grecque signifie précisément «jumeau». La mienne, est une personnalité pas facile à définir. Pendant le dernier voyage de Jésus à Jérusalem, j’ai dit aux autres apôtres qu’il fallait aller avec lui, même s’il allait mourir. Toujours têtu, même quand on m’a dit que Jésus était ressuscité et qu’on avait trouvé son tombeau vide. Je ne voulais pas le croire. Mais Jésus m’est apparu et m’a dit de mettre mes doigts dans ses blessures. Il les avait encore, même après sa résurrection, mais elles brillaient. J’ai donc eu la joie de toucher son grand Cœur, transpercé pour nous.

Je suis tombé à genoux et je lui ai dit: «Mon Seigneur et mon Dieu!» (Cf. Jn 20,26-29). J’ai annoncé l’Evangile en Syrie et en Perse, mais surtout en Inde, où l’on garde mes reliques.»

 

Barthélemy

Je suis Barthélemy, un nom araméen qui signifie «fils de Talrnay», mais je suis également connu comme Nathanaël, nom qui signifie «Dieu a donné». Je suis originaire de Cana et j’étais présent quand Jésus a fait le grand miracle de changer l’eau en bon vin. J’ai toujours considéré très étrange qu’un prophète comme Jésus puisse sortir de Nazareth, un village inconnu et petit! Mais notre Dieu est le Dieu des surprises. Il aime ce qui est petit.

Jésus, dès qu’il m’a rencontré il m’a adressé un beau compliment: «Voici vraiment un Israelite sans détour.» Oui, cela m’a touché le cœur. Je me sentis connu et aimé. J’ai compris que je pouvais mettre en lui ma confiance Et j’ai dit avec foi: « Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël» (Cf. Jn 1, 45 51). Pour lui, j’ai donné ma vie.

 

Simon le Cananéen

Mon nom est Simon, mais dans les Evangiles de Matthieu et de Marc, on m’appelle le Cananéen, qui signifie ‘passionné’. Luc m’appelle Zélote, mot qui concrètement signifie la même chose, parce que j’étais un fan de la Loi et j’appartenais au parti qui encourageait la révolte armée contre les Romains. J’ai fait trois ans avec Jésus et je l’ai vu pleurer pour le mal qu’on lui faisait. Surtout pour l’incrédulité de son peuple, même face aux miracles qu’il faisait. Il a pleuré sur Jérusalem, car il présageait qu’elle serait détruite. La ville sainte, la ville aimée de Dieu! Même Dieu pleure. Consolons le Seigneur, et s’il nous appelle à le suivre, faisons-le avec passion. Mes reliques se trouvent dans l’église de Saint Pierre, à Rome.

 

Judas Thaddée

Dans les Evangiles on m’appelle toujours Simon. S’il vous plait, je m’appelle Judas, amis ayez la bonté de ne me pas confondre avec l’autre. Je suis Judas Thaddée ou, suivant Luc, Judas, fils de Jacques. Le surnom de Thaddée tire son origine, peut-être, d’un nom grec, Théodore, ‘don de Dieu’. Jean rappelle ma demande adressée à Jésus: «Seigneur, comment se fait-il que tu doives te manifester à nous et non pas au monde?»

Jésus me répondit: « Vous aussi, parfois, vous vous demandez pourquoi Jésus, une fois ressuscité, ne s’est-il pas manifesté à tout le monde, dans toute sa gloire, de sorte qu’il aurait manifesté à ses adversaires que le vainqueur est Dieu. Mais la réponse de Jésus a été profonde: «Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole et mon Père l’aimera et nous viendrons vers lui et nous ferons une demeure chez lui.» (Cf. Jn 14,22 -23). Cela signifie que le Ressuscité doit être perçu avec le cœur, avec un grand cœur, ouvert aux merveilles de Dieu. Moi aussi j’ai écrit une lettre, citée dans le Nouveau-Testament, pour annoncer la beauté de la foi chrétienne. Mes reliques sont aussi gardées et vénérées dans l’église de S. Pierre, à Rome.

 

Judas Iscariote

Malheureusement, vous me connaissez et vous savez que je n’ai pas été capable d’être fidèle à Jésus jusqu’à la fin. Lorsque mes projets ne coïncidèrent plus avec les siens, je l’ai trahi. Pourtant, Jésus était pour moi-un vrai ami. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi j’ai fait ce que j’ai fait. Aussi Pierre l’a trahi, mais lui, par après, il s’est repenti.

Oui, moi aussi je me suis repenti, mais je n’ai pas cru au pardon de Jésus, je n’ai pas été jeté tout de suite dans ses bras en demandant pardon. J’aurais pu m’adresser à lui comme un fils. Rien. Voulez-vous mon avis?

Dès que il vous semble d’avoir trahi Jésus avec un péché, adressez-vous tout de suite à son Cœur. Il pardonne. Jésus, je l’ai trahi, c’est-à-dire, je l’ai livré aux méchants. Il a accepté d’être «consigné » pour nous donner le pardon du Père, la vie, la joie du ciel. Faites-lui confiance, ne faites pas comme moi. Après la résurrection, ma place a été prise par Matthias, qui fut associé aux onze apôtres (Ac 1.26). Lui, il est resté toujours fidèle.

T. B. et A. V.

 

 

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