Un service précieux

Ce dossier est consacré au thème du message pour la Journée missionnaire mondiale 2011 (23 octobre) proposé par Benoit XVI et qui répond à la question toujours actuelle: ‘Quel est le service le plus précieux que l’Eglise peut rendre à l’humanité et à chaque personne à la recherche des raisons profondes pour vivre son existence dans la plénitude?’ On pourrait penser que la réponse a déjà été donnée depuis longtemps. C’est vrai, mais chaque génération a le droit de l’entendre de nouveau. Le pape souligne que la célébration eucharistique «se termine toujours par le rappel du mandat de Jésus ressuscité aux apôtres: «Allez donc…» (Mt 28,19). Tous ceux qui ont rencontré le Seigneur ressuscité doivent ressentir le besoin d’en donner l’annonce aux autres, comme le firent les deux disciples d’Emmaüs. Après avoir reconnu le Seigneur à la fraction du pain, «à cette heure même, ils partirent et s’en retournèrent à Jérusalem. Ils trouvèrent réunis les Onze et leurs compagnons et racontèrent ce qui était arrivé en chemin.»

Au cours d’une conférence en préparation à la récente Journée Mondiale de Jeunes à Madrid, le P. Timothy Radcliffe, ancien Maître général des Dominicains, disait: «A chaque instant, nous bavardons, plaisantons, envoyons des SMS; nous bloguons, nous partageons des nouvelles, nous nous plaignons de cet orateur ennuyeux, nous papotons… La parole est l’activité humaine la plus importante. Et l’enjeu moral le plus important est celui-ci: nos paroles sont-elles des paroles de vie qui valorisent les gens, les édifient et les nourrissent? Ou ne sont-elles que des mots méchants, qui accusent et dénigrent les personnes? Proposons-nous la parole de Dieu qui crée? Ou bien celle de Satan, qui détruit et détourne? Salissons-nous les gens?

Les médias communiquent souvent des informations à caractère destructeur et cynique. Un jour, les gens sont mis sous les projecteurs, et peu de temps après, on les renverse. Notre monde est rempli de paroles dures qui blessent les personnes et leur portent atteinte.

Par conséquent, si nous voulons être la bouche de Jésus aujourd’hui, nous devons d’abord adopter un langage qui nourrisse et respecte les gens, et particulièrement ceux que les autres traitent comme des moins que rien, qui se sentent marginalisés et méprisés, car ce sont eux les amis de Dieu.»

Ces pages présentent quelques ‘chrétiens’ qui ont consacré leur vie à l’annonce: dans des contextes très différents, par leur vie et leur témoignage, ils ont proposé la ‘Parole qui sauve’.

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