Benoît XVI

265. BENOIT XVI (2005-)

Joseph Ratzinger, né en Bavière (Allemagne) le 16 avril 1927. Son père était un officier de la police. Élu le 19 avril 2005. Professeur de théologie fondamentale et dogmatique pendant près de vingt ans, il participe au Concile Vatican II dès son ouverture en 1962, en qualité d'expert du cardinal Joseph Frings, archevêque de Cologne, et prendra une place remarquée parmi les penseurs du Concile, aux côtés des PP. Congar, Schillebeeckx, Rahner, Küng, avec lesquels il fondera la prestigieuse revue théologique
Concilium. Paul VI le nomme archevêque de Munich-Freising, en mars 1977, et le crée cardinal quelques mois plus tard. En novembre 1981, Jean Paul II lui confie la Congrégation pour la doctrine de la foi (il y succède au cardinal yougoslave Franjo Seper) et le nomme aussi Président de la Commission Biblique et de la Commission Théologique Internationale. Nommé Président de la Commission pour la préparation du Catéchisme de l'Église Catholique, après six ans de travail (1986-92), il présenta le Nouveau Catéchisme au Pape.
Tout en rendant hommage à son prédécesseur Jean Paul II qui a laissé une «Église plus courageuse, plus libre, plus jeune, une Église qui conformément à son enseignement et à son exemple regarde avec sérénité le passé et n'a pas peur de l'avenir", il a pris le nom de Benoît XVI. Le Pontife Benoît XV (n° 258) est resté dans l'Histoire comme un pape qui a voulu rétablir la force du droit international face aux conflits armés.
Dès le commencement Benoît XVI s'est défini "un simple et humble travailleur dans la vigne du Seigneur… Je suis rassuré par le fait que le Seigneur sait agir avec des instruments insuffisants". Et il a invité les chrétiens à 'avoir une foi claire': «Combien de vents de doctrine n'avons-nous pas connus lors des dernières décennies, que de courants idéologiques, que de manières de pensée…
La petite barque de la pensée de nombreux chrétiens a été souvent agitée par ces vagues, jetée d'un extrême à l'autre... Chaque jour naissent de nouvelles sectes… Avoir une foi claire, selon le Credo de l'Église, est souvent étiqueté comme fondamentalisme… On voit se constituer une dictature du relativisme qui ne reconnaît rien comme définitif, et qui laisse seulement comme dernière mesure son propre moi, et ses envies.
Nous autres, en revanche, nous avons une autre mesure: le Fils de Dieu, l'Homme véritable. C'est lui la mesure du véritable humanisme: 'adulte', ce n'est pas une foi qui suit les vagues de la mode et la dernière nouveauté; adulte et mûre est une foi profondément enracinée dans l'amitié avec le Christ… Nous devons être animés d'une sainte inquiétude: l'inquiétude d'apporter à tous le don de la foi, de l'amitié avec le Christ. En vérité, l'amour, l'amitié de Dieu nous a été donnée pour qu'elle parvienne aussi aux autres. Nous avons reçu la foi pour la donner aux autres. Et nous devons porter un fruit qui demeure…
La seule chose,qui demeure éternellement, est l'âme humaine, l'homme créé par Dieu pour l'éternité. Le fruit qui reste est donc tout ce que nous avons semé dans les âmes humaines, l'amour, la connaissance; le geste capable de toucher le cœur; la parole qui ouvre l'âme à la joie du Seigneur».