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DANIEL, SAMUEL, ANGE, LEON, NICOLAS, HUGOLIN et DOMNÉ, martyrs C'étaient sept franciscains, six prêtres et un frère laïc, débarqués le 30 septembre 1227, à Ceuta (Maroc), pour annoncer l'évangile aux Sarrasins. Ils furent décapités car ils refusaient d'apostasier. Mémoire, le 10 octobre.
AGATHANGE de Vendôme et CASSIEN de Nantes Agathange Nourry est né le 31 juillet 1598. Capucin, en 1629 il fut envoyé comme missionnaire à Aleppo, Syrie. Accusés de prêcher la religion catholique aux Coptes, ils furent condamnés à mort, pendus et finis à coups de pierre, le 7 aôut 1638. Mémoire, le 7 aôut.
BENOIT l'Africain Même s'il est parfois appelé l'Ethiopien ou le Maure, Benoît appartenait à une famille probablement d'origine Yoruba, débarquée sur un marché d'esclaves européen ou achetée en Afrique du Nord et installée près de Messine (Sicile). Il frappe à la porte des Franciscains de Sainte Marie de Jésus. Il y est accueilli comme frère laïc. Envoyé dans d'autres maisons de la province franciscaine, il rentre à Sainte Marie de Jésus avec la renommée de "frère guérisseur". Benoît meurt en 1589, à l'heure qu'il avait prédite. Il a 63 ans. Benoît fut béatifié en 1743 et canonisé en 1807. Sa renommée s'étendit surtout au Brésil. Il fait partie de la famille des "saints noirs", vénérés avec Notre Dame du Rosaire: Iphigénie, Elisban, Antoine de Categerò, le roi mage Balthasar. Leurs images se trouvent dans l'église de Notre Dame du Rosaire, à Salvador de Bahia. Au Brésil São Benedito Prêto (Saint Benoît le Noir) est entré dans les cultes afro-brésiliens, assimilé à un orixá ou un vaudou. L'ancien esclave, finalement libre et rayonnant de sainteté, est devenu un intercesseur. On le fête le 4 avril.
MARTIN de Porrès Né le 9 décembre 1579, à Lima (Pérou), d'une noire libre, Anne Vasquez, originaire du Panama, et d'un noble Espagnol, Jean de Porrès. Eduqué surtout par sa mère, Martin manifeste un remarquable désir d'apprendre et lorsque, pour aider sa maman, il entre au service de Marcelo Rivera, coiffeur et chirurgien, il accumule un tas de notions médicales qui, plus tard, lui permettront de soigner les malades. A l'âge de 15 ans, Martin se sent attiré par la vie religieuse. Le couvent des Dominicains se trouve près de sa maison. Il pourra faire partie de la communauté, mais comme "tertiaire", se consacrant aux tâches humbles du couvent. Martin s'éteint le 3 novembre 1639. Il fut béatifié le 29 octobre 1837. Le 10 janvier 1945 le pape Pie XII l'a déclaré patron des œuvres de justice sociale de la République du Pérou. Le Pape Jean XXIII l'a canonisé le 6 mai 1962 et Paul VI l'a proclamé patron des coiffeurs. Fête, le 3 novembre.
Martyrs de Mombasa L'histoire de ce groupe de témoins de l'évangile trouve sa racine, hélas, dans les rivalités qui pendant de longs siècles ont marqué les rapports entre chrétien et musulman. Trois missionnaires s'installent dans les Îles Lamu et un à Zanzibar. En 1598 les moines écrivent que les baptisés sont déjà 600. L'activité caritative des moines, l'assistance prêtée aux malades et aux orphelins a, sans doute, touché le cœur des gens. Cependant en 1614 une discorde éclate entre le Capitaine portugais du Fort Jésus et le nouveau sultan, Hassan. Le meurtre de ce dernier, sa succession assurée par son très jeune fils Yusuf, éduqué par les Augustiniens. Pour se réconcilier aux gens et aussi à cause des humiliations que le capitaine portugais du fort lui inflige, le Sultan décide de retourner à l'islam et de balayer toute trace chrétienne. Après avoir tué le capitaine du Fort et les soldats, il impose aux chrétiens d'embrasser l'Islam s'ils veulent la vie sauve. Tous les Portugais, sauf un, choisissent de mourir. Parmi les Africains, 47 acceptent de se conformer aux ordres du Sultan, 400 préfèrent être emmenés comme esclaves à la Mecque, 72 payent de leur tête la fidélité à leur foi. Les autres se cachent ou fuient. Au total, les morts pour la foi sont environ 300. La moitié sont des Portugais; les autres, des Africains. Ces derniers montrèrent un courage extraordinaire. Fête, le 17 août.
GHEBRE-MICHAËL, martyr d'Éthiopie Né à Dibo (Godjam, au nord de l'Ethiopie), en 1791. C'est dans le monastère de Mertule Maryam, en 1816, qu'il fit sa profession, comme moine orthodoxe. Après avoir longuement réfléchi et prié Ghébré-Michaël prit, en 1844, la décision de passer au catholicisme et de s'unir à la petite communauté de Mgr de Jacobis. Il enseigna dans les séminaires de Guala et d'Alitena Lorsqu'éclata la persécution contre les catholiques, Ghébré-Michaël refusa de se cacher ou de fuir. Il fut arrêté, emprisonné à Gondar, en mai 1854, et soumis à de grands tourments: jeûne, flagellations, guend (tronc d'olivier plein d'aiguilles) et humiliations de toutes sortes. Déçu dans son espoir de le voir abjurer, l'empereur décida d'en finir avec lui. C'était à Liguama, dans la province de Wollo, le 28 août 1855, fête de saint George pour l'Église Éthiopique. On croit qu'il a été enterré à Were Ilu, à 80 km sud-ouest de Desie. Il a été béatifié le 31 octobre 1926 et sa fête est célébrée le 14 juillet. Il est le Patron des prêtres diocésains.
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